GLDRR : Sceau de la Grande Loge des Régimes Rectifiés

Grande Loge des Régimes Rectifiés

GLDRR : Le baron Charles de Hund
Hinc Nascitur Ordo


1995 : Histoire de la restauration de l'Ordre

La restauration du Rite Ecossais de Stricte Observance en France est préparée par un cercle d'études qui fonctionne de 1993 à 1995 réunissant des maçons venus de différents horizons maçonniques : Ce cercle est composé de nombreux membres du Régime Ecossais Rectifié et du Rite Emulation et parfois membres de hautes instances maçonniques.

Une première juste et parfaite loge de Saint Jean de Jérusalem est consacrée le 1 avril 1995 à MATHA (17) selon les us et coutumes maçonniques par des membres réguliers originaires du Sud-Ouest dont les noms ornent la patente de cette loge portant la matricule n°1.

Un Grand Chapitre Provincial est solennellement installé le 11 novembre 1995. Le frère Eques Professus a Militia Christi devient le premier Grand Maître de l'Ordre qui prend alors le nom d'Ordre Illustre de la Stricte Observance Templière.

Le 3 septembre 2005 le frère Eques Professus a stella per ensem est installé comme second Grand Maître de l'Ordre.

Le 19 septembre 2009 le frère Eques Professus a sancto Jacobo est installé comme troisième Grand Maître de l'Ordre.

Le 16 janvier 2010 l'Ordre Illustre de la Stricte Observance Templière remprend une appellation d'origine (1754) sous le nom d'Ordre Ecossais des Chevaliers du Saint Temple de Jérusalem.

Le 14 mars 2015 le frère Eques Professus ab Adamante est installé comme quatrième Grand Maître de l'Ordre.

Le 17 juin 2017, est restaurée la deuxième province dite d’Auvergne et est créée la Grande Loge des Régimes Rectifiés organe représentatif de l’Ordre.

2017 : Le convent de La-Rochelle

Le samedi 17 juin 2017, lors de son Grand Chapitre Général l'Ordre Ecossais des Chevaliers du Saint Temple de Jérusalem après 22 ans d’existence opère une mue importante concernant sa structuration administrative et maçonnique.

L’Ordre Ecossais des Chevaliers du Saint Temple de Jérusalem se divise désormais en deux entités distinctes : un Ordre Intérieur et une Grande Loge Ecossaise.

L’Ordre Intérieur

L’Ordre Intérieur de l’Ordre Ecossais des Chevaliers du Saint Temple de Jérusalem gère les deux grades terminaux des Régimes Rectifiés (Rite Ecossais de Stricte Observance etRite Ecossais Rectifié) à savoir les grades de Novice et de Chevalier. De même sous sa direction se poursuit la vie des grades Cléricaux (Grand Chapitre Clérical et Haut Chapitre Clérical), des grades additionnels (Chevalier de l’épée, Chevalier élu, Chevalier de l’épée ou d’Orient et Chevalier de l’Aigle Souverain de Rose-Croix) ainsi que la loge de recherche Pierre d’Aumont.

La Grande Loge Ecossaise d’Occitanie prend le titre désormais de : Grande Loge des Régimes Rectifiés.

Elle a pour vocation la gestion des quatre premiers grades des régimes rectifiés du Rite Ecossais de Stricte Observance et du Rite Ecossais Rectifié à savoir les grades d’Apprenti, de Compagnon, de Maître au sein des loges symboliques et de Maître-Ecossais et Maître Ecossais de Saint André au sein des loges d’instruction.

Dans le cadre d’une restructuration administrative et géographique la Grande Loge des Régimes Rectifiés se scinde en deux entités distinctes qui gèrent leur compétence géographique : La Grande Loge des Régimes Rectifiés de la province d’Auvergne gère l’« Orient » de la France et la Grande Loge des Régimes Rectifiés de la province d’Occitanie gère l’« Occident » de la France.

la Grande Loge Ecossaise d’Occitanie se nomme donc désormais : Grande Loge des Régimes Rectifiés et c’est sous cette seule appellation que nous sommes désormais connus des autres Obédiences ou Ordres.

Ces « changements » ont pour but de nous identifier clairement sans risquer de nous voir confondus avec d’autres systèmes ou ordres maçonniques qui ne partagent pas nos valeurs.

Préambule

ARTICLE 1 :

L’Ordre Ecossais des Chevaliers du Saint temple de Jérusalem proclame l’existence d’un principe créateur sous le nom de Grand Architecte de l’Univers. Nul ne peut être reçu dans l’Ordre s’il n’est pas de religion chrétienne.

ARTICLE 2 :

L’Ordre Ecossais des Chevaliers du Saint Temple de Jérusalem, faisant référence à l’acte de renonciation du 29 juillet 1782 déclare que l’Ordre n’a aucun intérêt à la restauration de l’Ordre des templiers relativement aux richesses et possessions qui lui ont été enlevées mais qu’en qualité de maçons désireux de participer aux connaissances scientifiques dont il paraît avoir été possesseur établit avec lui une filiation spirituelle.

ARTICLE 3 :

L’Ordre Ecossais des Chevaliers du Saint Temple de Jérusalem déclare qu’il ne veut en aucune manière réaliser un système de restauration effective et rompre toute espèce de liaison avec ce type de société s’il en existait une.

ARTICLE 4 :

Les attributs essentiels de l’Ordre Ecossais des Chevaliers du Saint Temple de Jérusalem consistent en la soumission aux souverains ou chefs d’Etat, à l’attachement à la religion dans quelque communion que ce soit, l’observance exacte des lois sociales et l’accomplissement des devoirs de l’état où la providence a placé chaque individu. L’Ordre se doit de se distinguer par des effets de bienfaisance pour ses membres et pour tous ses concitoyens et considère le travail comme un devoir essentiel de l’homme honorant le travail intellectuel et manuel.

ARTICLE 5 :

L’Ordre Ecossais des Chevaliers du Saint Temple de Jérusalem constitué sous forme d’association est un Ordre maçonnique, initiatique et traditionnel dont l‘essence repose sur l’invocation du Grand Architecte de l’Univers. Ses membres sont soumis aux règles traditionnelles de la Franc-maçonnerie régulière. Ils prêtent serment sur l’Equerre, le Compas et le Livre de la Loi sacrée, symbole de la plus haute spiritualité dont peuvent s’inspirer tous les maçons.

ARTICLE 6 :

L’Ordre Ecossais des Chevaliers du Saint Temple de Jérusalem n’impose aucune limite à la recherche de la vérité et exige de tous la pratique d’une véritable tolérance et c’est pour garantir à tous cette liberté complète de la pensée qu’il s’interdit de formuler des dogmes ou d’exiger de ses membres une forme de pensée qui ne relèverait pas de sa propre conscience. Il accueille les profanes quelles que soient leurs opinions politiques et religieuses en accord avec l’existence d’un principe créateur sous le nom de Grand Architecte de l’Univers.

ARTICLE 7 :

L’Ordre Ecossais des Chevaliers du Saint Temple de Jérusalem interdit dans ses loges et chapitres toute discussion politique et religieuse. Il n’est pas une religion et sa doctrine est toute entière basée sur cette belle devise « Aime ton prochain ». Sa morale est basée sur le respect total de l’autre en ses convictions et a comme première vertu l’Humanité.

ARTICLE 8 :

L’Ordre Ecossais des Chevaliers du Saint Temple de Jérusalem considère que ses membres ont le devoir d’étendre à l’humanité les liens fraternels qui unissent les maçons. Il recommande à ses membres la renommée de l’Ordre par l’exemple, la parole et l’écrit sous réserve de l’observance du secret maçonnique.

ARTICLE 9 :

L’Ordre Ecossais des Chevaliers du Saint Temple de Jérusalem travaille au moyen des symboles, signes, emblèmes dont la haute signification symbolique ne peut se révéler que par l’initiation. Il a le souci permanent du respect des traditions de la Franc-maçonnerie et de la pratique scrupuleuse des rituels et du symbolisme en tant que moyen d’accès au contenu initiatique des connaissances maçonniques. Il accepte tout postulat sans aucune entrave ni abdication pour aucun de ses membres travaillant à la Gloire du Grand Architecte de l’Univers.

ARTICLE 10 :

Les quatre premiers grades de la maçonnerie universelle donnent droit à la plénitude des droits maçonniques à savoir : Apprenti, Compagnon, Maître et Maître Ecossais.

ARTICLE 11 :

Dans la tradition des grands ordres de chevalerie médiévaux, l’Ordre Ecossais des Chevaliers du Saint Temple de Jérusalem reçoit en son sein des frères et des Sœurs.

ARTICLE 12 :

L’Ordre Ecossais des Chevaliers du Saint Temple de Jérusalem pratique deux rites dits rectifiés, à savoir le Rite Ecossais de Stricte Observance et le Rite Ecossais Rectifié. Les rituels utilisés à tous les grades du Rite Ecossais de Stricte Observance sont ceux des rituels de Stricte Observance revêtus du sceau du Grand Chapitre Général avec leurs tableaux, tapis de loge et tables de travail. Le conservatoire du Rite Ecossais de Stricte Observance est dirigé par le Grand Maître Général de l’Ordre. Les rituels utilisés à tous les grades du Rite Ecossais Rectifié sont ceux du Régime Ecossais Rectifié de Jean-Baptiste Willermoz revêtus du sceau du Grand Chapitre Général. avec ses tableaux et tapis.

ARTICLE 13 :

Au sein des réunions maçonniques, tous les francs-maçons sont placés sous le niveau de l’égalité la plus parfaite. Il n’existe entre eux d’autre distinction que celle de la hiérarchie des offices.

ARTICLE 14 :

En ce qui concerne les principes de l’Ordre autres que définis ci-dessus, l’Ordre Ecossais des Chevaliers du Saint Temple de Jérusalem se réfère aux « anciens devoirs », notamment au respect des traditions de la Franc-maçonnerie et à une pratique scrupuleuse des rituels et du symbolisme comme moyen d’accès au contenu initiatique de l’Ordre.

ARTICLE 15 :

Dans l’attente de la restauration des neuf provinces de l’Ordre, l’Ordre Ecossais des Chevaliers du Saint Temple de Jérusalem est représenté en France par le Grand Chapitre Général, sa Grande Loge des Régimes Rectifiés et ses Grandes Loges des Régimes Rectifiés de la deuxième province d’Auvergne et de la troisième province d’Occitanie.

ARTICLE 16 :

L’Ordre Ecossais des Chevaliers du Saint Temple de Jérusalem reconnaît pour équivalents les grades du Régime Ecossais Rectifié et de la Stricte Observance. Toute demande d’équivalence de grades autres que ceux du Régime Ecossais Rectifié et de la Stricte Observance seront soumis à l’approbation du Grand Chapitre de l’Ordre.

ARTICLE 17 :

Aucun membre de l’Ordre ne peut participer à des réunions profanes paré de ses décors maçonniques sans l’autorisation de l’Ordre. Toute transgression sera soumise à un rappel des règles de l’Ordre.

ARTICLE 18 :

Tout membre de l’Ordre doit être de réputation parfaite, loyal et discret, doit cultiver l’amour de la patrie et considérer le travail comme le devoir primordial de l’être humain en l’honorant sous toutes ses formes. Par son comportement sage et digne il concourt au rayonnement de l’Ordre dans le respect du secret maçonnique et au rayonnement de la Franc-maçonnerie Universelle.

ARTICLE 19 :

En tant qu’Ordre, l’Ordre Ecossais des Chevaliers du Saint Temple de Jérusalem, dans un souci de tolérance, admet de nos jours quelques visites de courtoisie dans ses loges et Chapitres. Elles sont réservées aux maîtres maçons ou aux chevaliers par équivalence de grades. Ces visiteurs doivent appartenir à des Obédiences et Ordres reconnus par leur ancienneté et partageant des valeurs semblables. Les membres de l’Ordre peuvent visiter par réciprocité ces Obédiences et Ordres dans les mêmes conditions. La double appartenance discrète est admise sans aucun engagement ni référence à un Ordre templier.

ARTICLE 20 :

Les garants d’amitié de l’Ordre, en Europe et dans le monde, sont à disposition des membres de l’Ordre pour les conseiller et faciliter les échanges qui doivent, malgré tout, rester exceptionnels. Ils sont soumis à l’approbation du Grand Maître Général ou, en son absence, du Grand Prieur Général. Le Grand Chapitre Général en sera informé en toutes circonstances.

ARTICLE 21 :

La maintenance de l’Ordre Ecossais des Chevaliers du Saint Temple de Jérusalem, rétabli et renouvelé le 11 Novembre 1995 ne souhaite pas favoriser davantage son extériorisation afin d’accomplir au mieux sa mission, respecter l’intégralité de la pure tradition à lui transmise et protéger de la meilleure façon le message dont elle est dépositaire.

ARTICLE 22 :

Pour l’Ordre Ecossais des Chevaliers du Saint Temple de Jérusalem l’année de référence est celle de la restauration de l’Ordre par Aumont 1er, savoir 1312, que l’on retranche de l’ère vulgaire.

ARTICLE 23 :

L’Ordre Ecossais des Chevaliers du Saint Temple de Jérusalem est placé sous l’autorité légale de l’association « Chevalerie et Tradition » dont les statuts ont été déposés le 27 juillet 2001 à la sous-préfecture de Saint-Jean-d’Angély. L’adhésion à l’Ordre entraîne l’adhésion à l’association « Chevalerie et Tradition » et la démission de l’un entraîne la démission de l’autre. L’association « Chevalerie et Tradition » gère les biens matériels de l’Ordre ; les capitations, bénéfices et autres dotations lui sont dévolus, ainsi que les aumônes destinées aux frères malheureux et aux indigents.

ARTICLE 24 :

L’Ordre Ecossais des Chevaliers du Saint Temple de Jérusale au sein d’un Grand Chapitre Général est divisé en deux classes :
1° Le Grand Chapitre Général ou Ordre Intérieur qui gère les grades de Novice et de Chevalier ainsi que les grades additionnels qui se composent des grades du Cléricat et des Chapitres d’instruction.
2°La Grande Loge des Régimes Rectifié qui gère les loges écossaises symboliques d’Apprenti, de Compagnon, de Maître et de Maître-Ecossais en ses loges d’instruction.

[…]

Les Statuts et règlements particuliers de l’Ordre Ecossais des Chevaliers du Saint Temple de Jérusalem prennent effet à compter de ce jour 17 juin 2017/705, après vote du Grand Chapitre Général réuni.

Déclaration de principe

La Grande Loge des Régimes Rectifié renouvelle sa fidélité aux traditions conjointes de l’Ordre maçonnique et aux principes propres du Rite Ecossais Rectifié et des Rites Ecossais de Stricte Observance.

Elle considère posséder dans son patrimoine un véritable appel à la tradition chrétienne et à l’exploration de son ésotérisme qu’expriment entre autres le texte des prières et la prestation de serment sur l’évangile de saint Jean.

Elle déclare ces formes intangibles.

Elle déclare que toutes les femmes et tous les hommes libres et de bonnes mœurs désirant appartenir à l’Ordre Ecossais des Chevalier du Saint Temple de Jérusalem et aux rites pratiqués doivent s’y soumettre, cela étant suffisant pour constater les engagements pris. Les justifications d’un autre ordre ayant trait soit à l’état-civil ou à un apport confessionnel ne sauraient en aucun cas leur être substituées.

Juin 2017. La-Rochelle

Janvier 2017 : L’amour du prochain ou la finalité des rites rectifiés.

Le Rite Ecossais Rectifié et le Rite Ecossais de Stricte Observance véhiculent de facto le plus pur esprit du christianisme primitif, celui du piétisme comme celui du christianisme primitif de Louis Claude de Saint Martin. Ainsi ces rites templiers véhiculeraient l’esprit d’origine du christianisme.

Mais cet esprit propre n’est pas résumé dans le seul fait d’une sorte de commandement d’amour. Nous savons que la finalité des rites rectifiés est l’amour du prochain.

Mais l’empathie n’est pas la quintessence de l’amour, la compassion ne l’est pas non plus si nous n’avons pas conscience que cette mission ultime nous commandant d’aimer possède en quelque sorte un double objet, voire une double nature. Il y a Dieu et son prochain et il y a l’amour et la lumière, c’est-à-dire qu’il nous faut joindre ces deux notions, aimer son prochain et la connaissance pour aboutir à cette phase ultime du aimer son prochain.

Ainsi il faut que notre cerveau s’unisse avec notre cœur pour qu’il y ait une réalisation spirituelle complète. Si notre cœur est notre véritable temple, nous devons le construire en semant en lui toutes nos connaissances qui en forment les matériaux.

La Franc-maçonnerie n’a-t-elle pas été fondée par un ordre primitif, un ordre essentiel, et dans ce cadre elle ne doit pas vivre que dans l’ombre de cet ordre essentiel. L’initiation maçonnique est une association conventionnelle dérivée de l’ordre essentiel, elle en est l’ombre. Pour cette raison on la dira donc mixte.

Ainsi cette notion donne un cadre mixte à l’initiation maçonnique. Comme le but de la Franc-maçonnerie est également mixte par essence nous découvrons un but visible comme la bienfaisance et un but invisible comme l’étude des sciences, sciences métaphysiques comme les sciences de l’homme.

La Franc-maçonnerie dans ses rites rectifiés apprend à l’homme la science par palier, par grades, par degrés, semblant nous répéter que le mieux est à venir en nous présentant de moins en moins de symboles, des vérités plus dénudées, des réalisations plus nombreuses et plus larges.

Ainsi si nous pensons que la Franc-maçonnerie n’est qu’une association de membres qui ne doivent que pratiquer une fraternité d’amour, qu’une pratique quotidienne de bisous-bisous, aucune réalisation spirituelle ne pourra vraiment naître. Ce n’est pas l’amour-tolérance qui crée la liberté du maçon, même si cela peut nous paraître suffisant.

L’amour du prochain étant la finalité de notre existence de maçons nous demande ainsi plus d’efforts pour nous élever à ce but, à cette finalité. La tolérance n’est que le parvis dans notre démarche. Cet amour, nous devons le construire, pierre par pierre, étape par étape, marche par marche pour le comprendre afin de le vivre intérieurement et extérieurement. Et c’est ainsi que nous serons enfin libres, hommes libres dans une loge libre, homme libre dans un corps libre, âme libre dans un esprit libre dégagé de toutes scories profanes, de tout voile profane obstruant cette qualité d’amour primordial dans notre avancement spirituel vers l’unité, vers l’un.

Comment terminer sans citer Jean Tourniac dans les "Tracés de lumière" (Edition DERVY page 233) : "Il est à peine besoin de rappeler que le cœur pris symboliquement pour représenter le centre de l’individualité humaine envisagée dans son intégralité, est toujours mis en correspondance, par toutes les traditions, avec l’intellect pur, ce qui n’a absolument aucun rapport avec la sentimentalité que lui attribuent les conceptions profanes des modernes."

Que Dieu vous garde.

Le Grand Maître Général de l’Ordre, Eques Professus a Sancto Jacobo

Mars 2017 : Dans ce monde sachons être ce que nous sommes.

A l’aube du 18 mars 2017, dans ce monde où l’intolérance devient roi de toutes choses ; dans ce monde où au nom d’une idée unique on se dirige vers une pensée unique ; dans ce monde où on jette l’anathème sur ceux qui ne pensent pas comme nous ; dans ce monde où on excommunie l’autre à cause de sa religion ou du fait que sa religion n’est pas en odeur de sainteté...

Dans ce monde où on ne tolère l’autre que s’il professe les mêmes idées que nous,

  • Sachons rester ce que nous sommes, une chevalerie laïque au service de la bienfaisance,
  • Sachons faire apprécier les vraies valeurs dégagées par une Franc-maçonnerie traditionnelle et symbolique, attachée aux valeurs chrétiennes primitives depuis sa création,
  • Sachons être exemplaires envers nous-mêmes sans tenter de vouloir mettre le monde à notre image,
  • Sachons être ce que nous sommes en participant déjà à notre propre avancement spirituel au milieu du monde qui nous entoure,
  • Sachons vivre notre vie terrestre dans l’amour du prochain, dans ce don d’amour qui transforme toutes choses, dans ce don d’amour qui doit être l’unique objet de notre quête et de notre Ordre,
  • Sachons être d’une immense tolérance envers ceux qui ne professent pas les mêmes idées que nous et souvenons-nous que nous devons aimer l’autre comme il est et non comme nous aimerions qu’il soit,
  • Sachons enfin défendre la Franc-maçonnerie universelle, cette Franc-maçonnerie qui est un vecteur de connaissance et d’amour fraternel envers tous les habitants de cette terre.

Que Dieu vous garde.

Le Grand Maître Général de l’Ordre, Eques Professus a Sancto Jacobo

Septembre 2017 : A l'honneur, l'avenir de la Franc-maçonnerie "spirituelle".

L’histoire n’est souvent qu’un perpétuel recommencement comme le disait l'historien grec Thucydide. Devons-nous subir le passé ou devons-nous nous servir du passé pour aller vers l’avenir ? Doit-on prendre en compte les erreurs du passé ou devons-nous, à l’instar de notre société faire fi du passé pour vivre dans une société où seul son intérêt personnel et l’empathie comptent ?

Notre Ordre se doit de connaître son passé même si son avenir ne sera que ce qui en sera fait. Nos valeurs morales ont-elles un avenir ? La réalisation spirituelle doit-elle toujours être notre seul souci ?

Pour ma part je continue de croire en une maçonnerie de type spiritualiste avec comme but ultime la réalisation spirituelle de nous-même.

Si nous étudions le passé nous nous apercevons que déjà au dix-huitième siècle d’éminents maçons se posaient déjà la question et j’en prendrais deux exemples :

Dès 1779 Ferdinand de Brunswick se rendit compte du déclin de la Franc-Maçonnerie : les loges étaient généralement peu visitées ; les travaux se faisaient sans intelligence et manquaient généralement de mobile vivifiant. Ce n’étaient plus que dans les occasions solennelles que des frères prenaient la parole, qu’il n’était plus observé la sévérité nécessaire lors des réceptions et des élections et que d’ordinaire le rang ou la fortune suffisait pour toute recommandation.

Dans la même année 1779 le baron Von Knigge écrit : Le travail du perfectionnement moral est complétement négligé, aucun esprit de corps ne nous anime, comme on ne se réunit que rarement, que l’on se voit peu, ou du moins que l’on se réunit point amicalement et à cœur ouvert, on ne se connait pas et on n’a pas d’action sur les cœurs. Dans les grades inférieurs chacun sent la médiocrité de son rôle ; il ne songe qu’à s’élever, il est toujours mécontent jusqu’à ce qu’il soit parvenu à porter la bague (de chevalier) et alors s’élèvent dans son cœur de nouvelles ambitions pour les dignités et les honneurs de l’Ordre.

Il ne faut pas que nous tombions dans les travers de cette fin du dix-huitième siècle, mais suite à la lecture attentive de ces propos nous devons poursuivre notre quête spirituelle hors des honneurs, des affutiaux, des breloques, ne s’intéressant qu’à notre réalisation et de façon concomitante qu’à la bonne marche de l’Ordre sans idée de sédition ou de transgression matérielle.

Oui l’aspect spirituel de la Franc-maçonnerie est en danger car les contingences matérielles ont largement pris le pas sur une réalisation personnelle spirituelle. Ainsi nous devons poursuivre notre travail intérieur en loge et hors de la loge pour être des francs-maçons dignes, exemplaires par notre comportement courtois, par notre esprit ouvert à la bienfaisance, par notre attitude compatissante envers les hommes et avec des actes ordonnés selon la plus juste régularité, en extirpant toute médisance, envie, querelles, disputes, discours attaquant l’honneur de son prochain, murmure, jalousie dans la bouche et dans le cœur pour nous faire estimer de nos frères et sœurs et nous faire respecter des profanes en faisant toujours voir de la sainteté dans nos mœurs et dans la façon de nous conduire. C’est le prix à payer pour notre élévation spirituelle.

Le Grand Maître Général de l’Ordre, Eques Professus a Sancto Jacobo

Novembre 2017 : Nos rituels, pénétrer jusqu'au cœur de leur substance.

Si nos rituels rectifiés semblent répugner à se laisser facilement cerner et comprendre, c’est qu’ils sont à la fois science sacrée, art royal, philosophie hermétique et exaltation de la chevalerie et de l’esprit chevaleresque

Nos rituels - semblant simple et dépouillé, voilés par la subtilité des hiéroglyphes et de sa rituellie - sont l’apanage des cœurs purs, artisanaux et chevaleresques.

Pour pénétrer jusqu’au cœur de leur substance et au cœur de leurs arcanes secrètes il nous faut arriver à un langage d’esprit et d’élévation.

Pour les assimiler il faut commencer par rentrer spirituellement dans leur définition, la Rectification qui nous pousse à la connaissance de notre alchimie spirituelle afin que nous puissions connaitre le centre de la pensée de nos rituels par notre Connaissance, connaissance obtenue par le travail dont nous pouvons nous glorifier.

Si la transmutation des métaux n’est pas la finalité de nos rituels, nous ne devons pas oublier que notre travail intérieur est à la fois matériel et spirituel, visible et invisible à la fois.

Nous devons donc poursuivre notre quête spirituelle sans jamais tomber dans la facilité, la médiocrité ou dans la matérialité d’une recherche des honneurs.

Si parfois il nous semble atteindre les limites de notre compréhension des symboles ou de la symbolique, nous ne devons pas nous réfugier dans la matérialité, travaillant alors plus la socialité que la spiritualité, et nous dire que le principe de Peters ne passera pas en nous et ne supplantera jamais notre désir de connaissances spirituelles, notre première motivation à travailler de façon spiritualiste des rituels d’élévation vers les étoiles de la félicité.

Ainsi que Dieu nous soit en aide.

Le Grand Maître Général de l’Ordre, Eques Professus a Sancto Jacobo

Février 2018 : La voix clame dans le désert et la Lumière brille dans les Ténèbres.

Au cours de notre vie maçonnique combien de fois n’avons-nous pas entendu : « oui j’entends bien » ou « j’entends ce que vous dîtes ». Mais en fait notre audition est parfois très sourde car elle est dans un désert de pensées contraires, parfois cette audition est silencieuse, parfois elle est visuelle par notre regard que nous portons sur ce qui nous entoure.

Mais dans tous les cas ce que nous entendons arrive à notre désert intérieur dans un silence où l’âme n’exerce aucune action et n’a aucune connaissance. Nous sommes alors seul face à nous-même. Notre discernement spirituel va alors nous entraîner dans la recherche de Dieu mais d’abord dans la recherche de soi, notre « soi ». Nous allons tenter de nous libérer du monde qui nous entoure, de nous libérer de nous-même et de nos pulsions, actes profanes et autres. Dans cette recherche du « bien » nous nous rendons compte très rapidement grâce à la lecture des symboles, de nos rituels que ce qui n’est pas « le bien » est dilué dans une multitude de « cachettes » extérieures. Malheureusement donc, nous ne sommes jamais seul avec nous-même et nous devons toujours garder les yeux ouverts pour parer à des interprétations folles ou profanes de ce que nous sommes. Si Dieu est « la réalité de chaque instant » il n’en est pas moins vrai que l’étude maçonnique permet de gravir la montagne et d’emprunter les chemins obscurs de la Franc-maçonnerie.

Nos prédécesseurs, les constructeurs ont atteint une maitrise du temps et de l’espace en nous léguant leurs « œuvres » construites avec harmonie dans la paix et en union « mystique » avec le Christ. L’art sacré qu’ils nous ont laissé est fait de symboles et de rites que nous avons le Bonheur d’étudier et de pratiquer dans une potentialité humaine que nous ne pouvons que revendiquer qui nous permet d’échapper au rationalisme philosophique, à des spéculations de l’esprit dans une étroitesse insupportable et stérile de pensées, une indifférence à l’encontre de la Vérité et confondant alors vraie et douce « tolérance ». Travaillons ainsi toujours à lutter contre notre orgueil intellectuel pour aller vers une vraie spiritualité par la pratique d’un Art Royal non sacrifié sur l’autel des « holocaustes ». Imaginons-nous toujours avec deux clés à la main, celle d’or et d’argent, celle des Petits Mystères et des Grands Mystères.

Par le dépouillement et l’ascèse nous pouvons accéder à une spiritualité non exigeante mais forte car nous pourrons de facto dépasser le mental, notre mental profane. Si le Christ est Compassion par les cinq plaies du Maître crucifié nous ne pouvons que l’imiter sur ce chemin de la Compassion et de l’Amour véritable qui n’est pas issu de notre mental mais de notre Cœur lui-même.

Dans notre Ordre Initiatique et Chevaleresque nous possédons un caractère d’organisation ésotérique ouvert à l’universalité et un caractère chrétien propre au Moyen-Age. Nous avons une vocation à l’ésotérisme par « le Temple » qui communiquait avec toutes les Traditions chrétiennes chevaleresques dans un axe divin monothéique qui va devenir la Tradition Primordiale chère à René Guénon.

Alors levons-nous et recommençons notre voyage autour du tapis de loge là où l’enceinte circulaire du jardin d’Eden se confond avec le tracé quadrangulaire de la Jérusalem Céleste.

Le Grand Maître Général de l’Ordre, Eques Professus a Sancto Jacobo

Mars 2018 : Ici et maintenant « Où demeurons-nous ?

Tant que la Connaissance n’est acquise que par le mental elle n’est qu’une simple connaissance par, en quelque sorte, « reflet ». Il nous faut en permanence chasser les scories de notre âme dans une recherche non virtuelle de nous-mêmes et bien tenter d’accéder à une véritable initiation personnelle et effective

Il nous faut ainsi parfois renoncer à « ce mental » qui nous obsède pour arriver à une notion de spiritualité. En permanence nous évoquons la notion de cœur mais trop souvent nous rattachons cette notion à un aspect corporel et matériel. Il est à peine besoin de faire remarquer que le « cœur » pris dans son sens symbolique pour représenter le centre de notre « individualité humaine » est mis, dans toutes les traditions, en correspondance avec l’Intellect pur, ce qui n’a bien sûr aucun rapport avec « la sentimentalité » que lui attribuent les profanes dans leur conception moderne de la pensée.

La Connaissance est bien sûr l’élément clé de notre démarche initiatique. Nous ressentons tous le besoin d’une réalisation spirituelle et nous avons tous envie de prendre appui soit sur une base dialectique soit sur des pratiques solides. Mais souvent seules les Ecritures et nos rituels nous offrent l’appui désiré à notre recherche. Cette connaissance implique souvent un retour aux sources. « D’où venons-nous » ? Notre rituel, véhicule de la tradition qu’il contient n’a donc rien à voir avec un aspect livresque qui ne concernerait que notre Ego. Non, nos actuels rituels doivent être conformes à la Tradition qui opère en nous et permet la réalisation spirituelle de notre être, de ses possibilités manifestées mais surtout non encore manifestées.

La Connaissance doit ainsi être notre leitmotiv de vie. Le côté « pratique voire profane » de cette connaissance est certes important pour notre construction personnelle mais il ne doit jamais supplanter la vraie connaissance d’Amour. Grâce au dépôt sacré que nos ancêtres nous ont laissé nous pouvons avancer avec sérénité dans la voie initiatique et en permanence nous devons faire des choix de vie, choix entre une perspective traditionnelle et une perspective profane qui ne peut qu’obstruer la connaissance.

Pour atteindre « la vraie Lumière » il nous faut « travailler et remettre cent fois l’ouvrage sur le métier ». Si nous voulons accéder à cette Lumière nous devons nous servir des symboles que l’on trouve aussi dans nos rituels, parfois sans rapport avec ce que nous pensons être « la connaissance » mais qui finalement nous permettent de nous réaliser dans notre démarche. Ainsi l’intelligence « symbolique » n’est pas extérieure à la Connaissance, elle permet de nous recentrer en permanence sur nous-même. Au cours de notre démarche spirituelle nous passons allégrement de l’intérieur vers l’extérieur et de l’extérieur vers l’intérieur c’est-à-dire de l’unité à l’être multiple que nous sommes ce qui nous permet notre réalisation totale.

Ainsi dans notre quête spirituelle, l’action humaine étant le plus souvent de nature sacrificielle, n’oublions jamais la Charité et laissons-nous guider par son Compas très sûr pour construire notre édifice spirituel.

Le Grand Maître Général de l’Ordre, Eques Professus a Sancto Jacobo

Avril 2018 : Ecce, quam bonum et quam jucundum habitare frates in unu.

Ah! Que c'est une chose bonne et agréable que les frères soient unis ensemble. Rituel de Dresde 1764 de la Stricte Observance. Quelle joie de travailler tous ensemble dans le cadre d’une Franc-Maçonnerie traditionnelle les rituels du Rite Ecossais de Stricte Observance et ceux du Rite Ecossais Rectifié. Ces deux systèmes ont vécu en France sous l’égide de l’Ordre Ecossais des Chevaliers du Saint Temple de Jérusalem jusqu’en 1809, date de la démission de Jean-Baptiste Willermoz et du Directoire d’Auvergne.

Il est vrai que la prédominance du passé comporte un danger de "pétrification", la prédominance de l’avenir comporte un risque de "dissolution" dans des formes nouvelles », actuelles et changeantes, il nous faut donc toujours vivre en équilibre sans être manichéen.

L’Ordre, à l’instar des organisations traditionnelles, s’est donné pour mission de recevoir et de transmettre. Si nous arrêtons de transmettre comme nous avons reçu et si nous n’accomplissons plus notre tâche de transmission au moyen des rituels, des rites, des symboles nous tournerions le dos à nos prédécesseurs opératifs et nous perdrions toute raison d’être. Nous devons donc maintenir ce que le passé nous a transmis même s’il est vrai que parfois, dans ce monde "courbe et cylindrique", pour tracer une ligne toute droite nous devons parfois emprunter une voie courbe. L’essentiel de la Franc-maçonnerie tient dans les loges bleues et c’est là que se tient la propagation ancestrale du métier de maçons.

Entre un ritualisme "invariable" et une "adaptation aux circonstances" c’est toujours l’idée de l’unité première qui doit dominer tous nos travaux.

L’idée de penser que le rite compte peu, que seuls les frères sont sacrés, que seul le rituel est sacré, que seule a de la valeur l’exacte et parfaite exécution des rituels, peut parfois amener à une seule conclusion : le risque de l’asséchement du cœur. Sachons nous garder de ce risque et souvenons-nous toujours de l’importance, non des cordons et bijoux, mais des signes, des mots, des attouchements, des marches et de nos serments pour sentir en nous ce "grand souffle" qui fait battre nos esprits à l’unisson.

Dans le cadre de notre Ordre tout entier, le fait que nous soyions "ancrés" dans un légendaire "pluriconfessionnel" nous permet de créer une rencontre pluri-traditionnelle avec la présence constante d’une conscience de l’universalité. En travaillant nos deux rites nous sommes dans un ésotérisme qui nous rend apte à reconnaitre une seule vérité, une et surtout primordiale issue des formes traditionnelles dans un corpus symbolique. Notre esprit doit ainsi s’ouvrir à la compréhension du langage propre à l’ésotérisme.

Notre combat de nature chevaleresque et chrétien nous amène ainsi à toujours avoir une garde vigilante de nos activités, hors et dans l’Ordre afin de ne pas voir notre "ego" se conformer aux réalités pratiques et non spirituelles. Au cours de nos planches, même si nous pensons qu’elles sont brillantes, elles n’ont d’intérêt que si elles nous aident à mieux pressentir le sujet de notre quête "initiatique" c’est-à-dire la connaissance, connaissance de Dieu et des hommes, connaissance de soi-même comme celle des autres nous-mêmes. L’essentiel de nos travaux maçonniques est bien de tenter de comprendre l’enseignement des symboles et de nos rituels et d’en saisir en quelque sorte la portée "doctrinale", aussi bien spirituelle qu’historique. Il s’agit donc bien d’un combat non entre le bien et le mal que nous devons mener mais d’un combat intérieur et "central" contre ce qui est situé au cœur de notre forteresse humaine, c’est-à-dire "notre moi". Il nous faut ainsi en permanence associer la connaissance, l’intellect et l’amour si nous voulons avancer dans notre quête qui doit être quotidienne au milieu de nos souffrances tant physiques que morales.

Ainsi que Dieu nous soit en aide.

Le Grand Maître Général de l’Ordre, Eques Professus a Sancto Jacobo

Mai 2018 : Est-ce que la maçonnerie ne saurait être le dernier véhicule occidental d’une transmission de la connaissance symbolique ?

Recevez ce tablier comme le signe que vous êtes maintenant un maçon. Il est blanc et démontre autant la pureté de notre action que l’innocence dans laquelle nous souhaitons nous transformer.

Rituel d’Apprenti au Rite Ecossais de Stricte Observance. 1764

L’appartenance à des grades maçonniques dans notre Ordre montre que nous appartenons à un régime spécifiquement chrétien. La démarche de nos Rites Rectifiés (Ecossais de Stricte Observance et Ecossais Rectifié) est commune aux rites chrétiens de la maçonnerie qui va des temples d’Israël à une chevalerie chrétienne templière.

Les démarches initiatiques des loges de la franc-maçonnerie universelle montrent une finalité chrétienne, principalement dans ses hauts grades. La question qui se pose naturellement peut être la suivante : « Est-ce que la maçonnerie ne saurait être le dernier véhicule occidental d’une transmission de la connaissance symbolique et ne saurait ouvrir l’intelligence à la compréhension des « mystères ? »

D’où tenons-nous nos Mystères ? Ne pouvons-nous pas y voir une conservation d’une forme de connaissance appliquée à la Cosmologie sacrée dans ses rapports avec l’intelligence spirituelle ? Cette dernière notion permettrait de mieux appréhender l’apparition des deux saint Jean (Baptiste et l’apôtre) en nos rituels expliquant le rôle des deux portes solsticiales et des deux portes temporelles qui sont celles des deux testaments, l’ancien et le nouveau testament, ainsi au total de ses quatre portes.

C’est ainsi que nous trouvons dans le christianisme qui nous conduit à un parallèle avec le processus spirituel une complémentarité entre la maçonnerie et l’élévation spirituelle chrétienne. En travaillant au Temple de Salomon nous remarquons que le Temple réintègre le Principe dont il n’était en fait que « la figure ». Cette démarche est donc le signe d’une évolution spirituelle voire même d’une promotion spirituelle. En passant d’un temple de pierre à un temple vivant nous ne faisons qu’accroitre la spiritualité qui était en nous.

Au sein de l'Ordre notre avancement spirituel se fait sous une influence spirituelle transmise dans l’initiation chevaleresque qui ne peut donc provenir que d’un auteur ayant intérieurement « la plénitude de l’état royal et de sa puissance. » La chevalerie initiatique n’est liée à aucun siècle précis, elle est un peu une unité spirituelle par rapport à uniformité extérieure mais surtout elle est trans-confessionnelle dans son essence, dans sa piété et sa pureté. Cette chevalerie maçonnique chrétienne détient un ésotérisme la rendant plus apte à reconnaitre la même vérité dans des expressions traditionnelles différentes, évitant ainsi tout exclusivisme sectaire. Ainsi la religion de base du chevalier-maçon cohabite parfaitement avec l’universalité traditionnelle.

L’association légale gérant l’Ordre Ecossais des Chevaliers du Saint Temple de Jérusalem et la Grande Loge des Régimes Rectifiés est l’association :

Chevalerie et Tradition

Association loi du premier juillet 1901 déclarée à la sous-préfecture de Saint-Jean-d’Angély (17) le 21 juillet 2001. Chaque loge de la Grande Loge des Régimes Rectifiés est d’ailleurs constituée et déclarée en préfecture en association selon la loi 1901.

Pour contacter l’association : secretariatglrr@gmail.com

Selon une légende fondatrice de l’Ordre Ecossais des Chevaliers du Saint Temple de Jérusalem, l’année de référence est celle de la restauration de l’Ordre du Temple par Aumont Premier savoir 1312, que l’on retranche de l’ère vulgaire.

Par exemple :
Nous sommes en - 1312
Nous sommes donc en .

Légende

Lorsqu'en 1307 la persécution de Philippe le Bel, roi de France, commença contre notre Ordre. Aumont, qui avait vieilli au service de l'Ordre et qui fut d'une grande itelligence, était Maître de la province d'Auvergne.

Philippe ne put le supporter car il s'était toujours opposé, de toutes ses forces, à toutes ses attaques. La vigilance d'Aumont fut tenue en éveil par la grande amitié qui liait le roi et le nouveau pape. Alors qu'il se rendait pour cette raison, à Paris, il apprit l'arrestation qui eut lieu le 13 octobre. Il put avec les principaux commandeurs qui l'accompagnaient, prendre la fuite en Normandie où il se crut en sûreté. Mais quand il apprit que le pape Clément V avait installé des tribunaux dans toutes les provinces du royaume, qui furent erigés en tribunaux ecclésiastiques, car ils furent tenus par les prélats qu'il avait nommés, avec les représentants du roi, contre notre Ordre, tout en utilisant la torture, il abandonna les vêtements de l'Ordre et se rendit, comme maçon, dans différentes parties du royaume où il n'était pas connu pour observer quelle tournure prendraient les évènements.

Mais comme la réputation de l'Ordre se dégradait de plus en plus, il prit, en 1310, la décision de se rendre, avec les commandeurs et cinq chevaliers, en Irlande, car il s'appelait maintenant Mabeignac. Mais comme quelques commissaires avaient été déjà envoyés l'année précédente, contre les intérêts de notre Ordre, en Angleterre et comme un concile fut tenu par Robert Winkelfey, dont le pape fut l'instigateur, et que nos frères furent, comme en France, arrêtés et maltraités (car déjà en 1307 ils avaient écrit au roi Edouard sans avoir obtenu satisfaction), Aumont ne se sentit pas très en sûreté en Irlande, car déjà en 1310 les commissaires apostoliques y avaient créé des tribunaux. Il prit ainsi la fuit en 1311 pour l'île de Mull où il rencontra Georgium Harris.

[...]

Comme l'Ordre fut interdit dans le monde chrétien, les frères qui s'étaient réfugiés à Mull décidèrent qu'il devait se perpétuer. En 1312, à la Saint-Jean d'été, ils tinrent un chapitre et Amanum devint leur Grand Maître, mais pour qu'ils pussent se soustraire à la poursuite et pour que l'Ordre ne fût pas découvert, Aumont proposa d'inventer et d'adopter, à la manière des maçons de métier, des signes et des mots secrets qui leur permissent de communiquer et de se reconnaître ; et comme ils s'étaient, contre la volonté de leur ennemis, proclamés libres et avaient adopté des coutumes étrangères, ils se déclarèrent Francs-Maçons et au début ils exercèrent vraiment ce métier.

[...]

Qui sommes-nous ?

L’Ordre Ecossais des Chevaliers du Saint Temple de Jérusalem, représenté par la Grande Loge des Régimes Rectifiés est un ordre initiatique inscrit dans le monde qui propose une marche vers l’éveil par la voie de la Franc-maçonnerie. Il revendique l’esprit du Temple et se propose, dans un cadre maçonnique qui lui est propre, de défendre la mémoire des Chevaliers de l’Ordre du Temple et d’en promouvoir ses valeurs. Elles sont :

  • Les vertus théologales : la foi, l'espérance et la charité.
  • Les vertus cardinales : la prudencce, la tempérance, la force et la justice.
  • Les vertus maçonniques : l’obéissance, le silence, la constance, la fraternité, le sens des responsabilités, la grandeur d’âme et la sérénité face à la mort.
  • Les vertus chevaleresques traditionnelles : la noblesse, la bonté, l'humilité, le courage, l'amour spirituel, la fidélité et l’honneur.
Chaque jour une parole entendue en Loge : Souvenons-nous que le terme de notre travail maçonnique ne peut se terminer que par l'amour. E ∴ L ∴ Le serment occupe depuis très longtemps, dans la cérémonie maçonnique d’admission, une place centrale et dominante. Avant même la constitution d’obédiences (phénomène moderne), ou de juridictions administratives, toute la maçonnerie opérative reposait sur le serment et son rigoureux respect. Aussi est-il fort ancien. D ∴ B-C ∴ une Loge est une unité collective de pensées individuelles. D ∴ B ∴ Le corps, l'âme et l'esprit sont comme cette bougie : Le coprs c'est la cire qui renferme l'âme, la mèche. L'esprit c'est la bougie allumée : Le corps-cire alimente l'esprit, l'âme-mèche en est le support. D ∴ B ∴ Comme le souligne l'éphitaphe lue sur la tombe de Marie-Madeleine Davy : Sois heureux, passant E ∴ C ∴ Il s'agit de remettre Dieu au centre de l'homme E ∴ L ∴ C'est la connaisance qui apporte l'amour et non pas l'amour qui apporte la connaissance. D ∴ B ∴

Questions

  • L’Ordre revendique-t-il la filiation des Templiers ?

    Article 2 :

    L’Ordre Ecossais des Chevaliers du Saint Temple de Jérusalem, faisant référence à l’acte de renonciation du 29 juillet 1782 déclare que qu’il n’a aucun intérêt à la restauration de l’Ordre des Templiers relativement aux richesses et possessions qui lui ont été enlevées mais qu’en qualité de maçons désireux de participer aux connaissances scientifiques dont il paraît avoir été possesseur établit avec lui une filiation spirituelle.

    Article 3 :

    L’Ordre Ecossais des Chevaliers du Saint Temple de Jérusalem déclare qu’il ne veut en aucune manière réaliser un système de restauration effective et rompre toute espèce de liaison avec ce type de société s’il en existait une.

  • Qu’est-ce que la Franc-maçonnerie ?
    La Franc-maçonnerie est un système particulier de morale, enseigné sous le voile de l’allégorie, au moyen de symboles. Elle ne vise qu’au perfectionnement moral et spirituel de ses membres et à la pratique d’une charité fraternelle.

    Pour le public un franc-maçon,
    Sera toujours un vrai problème,
    Qu’il ne pourra résoudre à fond,
    Qu’en devenant maçon lui-même.

    Ricault, dix-huitième siècle