GLDRR : Sceau de la Grande Loge des Régimes Rectifiés

Grande Loge des Régimes Rectifiés

GLDRR : Le baron Charles de Hund
Hinc Nascitur Ordo


Lettre à un profane

Monsieur, Madame,

Le temps ne me permit pas de vous proposer quelques réflexions et observations préliminaires à l’égard de la Franc-maçonnerie, étant membre de l’Ordre Ecossais des Chevaliers du Saint temple de Jérusalem. Je l’ai remis toujours à un temps plus favorable et ce jour je me suis décidé à vous écrire ces quelques lignes. Je vais donc me borner à vous donner quelque légère idée de l'institut en général, et du Régime particulier auquel j’aimerai vous voir associé.

L'origine et le but essentiel de cette institution sont très anciens et sont fort peu connus, même du plus grand nombre de ceux qui portent le titre de maçon parce que le grand nombre se contente de l'écorce et fort peu cherchent le noyau.

Les uns ne désirent d'acquérir ce titre que pour se procurer sous son voile quelques amusements mystérieux et des amis souvent alors aussi peu solides que le goût qui les unit ; d'autres le désirent pour exercer en commun une bienfaisance louable et honorable qui est le but ostensible et général de la Société ; d'autres enfin, qui n'ont pu penser qu'une institution dont l' origine primitive se perd dans la nuit des siècles puisse exister et avoir résisté à tous les chocs sans être soutenue par un but fondamental et essentiel pour les hommes de tout rang, âge et nation, ont pris un essor plus élevé, de sorte que pendant que les uns rampent dans le vestibule de l' Edifice, d' autres planent sur son toit.

Les écarts des uns dans la société civile ont avili aux yeux du public, souvent imprudent et précipité dans ses jugements, la Société la plus respectable, parce qu'il a fait à cet égard comme il fait quelquefois pour ce qui concerne la Religion qu'il confond souvent avec la conduite répréhensible de quelques ministres qu'elle emploie. Mais cette Société ayant en elle une force propre, n’à point été et ne peut être par là avilie dans son essence, qui sera toujours très respectable.

De cette diversité de goût, il a dû résulter pendant le cours de la durée de cette institution, et dans son sein même, des Régimes différents, dont les uns, à mesure qu'ils se sont plus rapprochés du but primitif, auront dû avoir des règles plus austères que ceux qui auront préféré d'en rester plus éloignés. Telles que l'on voit par exemple quelques parties de certains ordres religieux qui ont établi des réformes particulière et plus sévères sans cesser cependant d'appartenir à leur ordre primitif, mais bien plutôt pour se rapprocher de son primitif.

Cet exposé suffira je pense pour vous porter à examiner sérieusement quel est le régime qui conviendrait le mieux à vos vues et à vos goûts, et je m’y ferai ensuite un devoir et un plaisir de vous indiquer les portes de celui que vous aurez préféré.

Celui auquel je suis attaché à la dénomination particulière des Régimes Rectifiés. Ils ne sont pas les plus commode. Ni les moins exigeants de tous ; mais s'ils exigent plus que les autres de ses membres, ils leur laissent aussi espérer davantage ; ils ont leurs épines, mais elles ne piquent que ceux qui avec trop de sensualité l’effleurent, ou qui ont l'impatience de les cueillir avant leur temps. Voici pour aider à vos réflexions, une définition générale de la maçonnerie dans les Régimes Rectifiés, qui sont les seuls dont je vous parlerai maintenant.

La maçonnerie est une école dans laquelle on éprouve graduellement l'aspirant pour en former un homme moral utile dans toutes les parties de la Société humaine où la divine providence l'a placé, ou voudrait le placer ; dans laquelle on le forme ainsi sous le voile de divers symboles, emblèmes et allégories propres à exercer son intelligence suivant sa capacité, dont l' étude est adoucie par quelques amusements de société, honnêtes et décents qui deviennent intéressants par le sel du mystère qui les accompagne.

On le forme ainsi s'il ne l'était déjà, ou on le fortifie dans l'amour d'une pratique constante des devoirs religieux, moraux et sociaux, afin qu'il acquière l'habitude de cette vertu aimable et douce, qui plaît partout où elle se montre avec ces caractères, mais qui ne peut mériter le nom de vertu qu' autant qu'elle est fondée sur les bases inébranlables de la religion chrétienne.

Ainsi, quoique la société des maçons ne soit pas une société religieuse car toute controverse en matière de religion et de politique est expressément défendue dans toutes ses assemblées, cependant les principes maçonniques qui la dirigent sont intimement liés aux principes fondamentaux de la Religion, sans lesquels nulle société particulière ne peut être essentiellement utile.

Ainsi, pendant que le corps entier peut se rendre utile par la bienfaisance à la partie souffrante de l’humanité, chaque individu qui la compose peut y trouver aussi pour lui-même un avantage réel et inappréciable pour tout le cours de sa vie, et bien au-delà, s'il sait priser le bien que l'institut peut lui faire.

Voilà une légère esquisse de la maçonnerie en général. Je me fais un plaisir de vous la présenter telle que je la connais, je souhaite qu'elle vous soit agréable.

Nous ne proposons à personne de se faire recevoir parmi nous, et en cela nous différons beaucoup des autres, mais nous devons quelques conseils et éclaircissements à celui qui se présente de sa propre volonté. Nous devons lui faire entrevoir que la démarche qu'il se propose de faire est beaucoup plus importante que plusieurs ne le pensent, afin qu'il puisse réfléchir mûrement avant de demander sa réception. Il y a lieu de croire que si partout et en tout temps on eût agi de même, on n´aurait pas eu besoin de réforme, et la société aurait eu dans son sein moins de membres qui la déshonorent.

Cependant malgré ces précautions il y a peu de loges, dans tout régime indifféremment, qui puissent se féliciter, au même degré de tous les membres qu'elles reçoivent ; mais ce que les forces réunies de la Religion ne peuvent faire sur certains hommes, doit-on se le promettre de celles moins puissantes d’un institut particulier ? Un nouveau reçu doit donc tirer le rideau de la charité fraternelle sur les défauts de ceux-là, et chercher vers d'autres ses modèles, car je puis vous dire avec vérité que ceux-là restent fort longtemps, si ce n'est pas toute leur vie, dans le vestibule, quoiqu'ils soient quelquefois fort avancés en grades ou en dignité dans l'institut.

Si après cet exposé vous persistez dans le dessein d’être reçu, je dois vous faire remarquer qu'il n'y a nulle nécessité pour un homme de se faire recevoir maçon, mais qu'il est de la plus grande importance pour un homme marié ou une femme mariée de ne faire aucune démarche essentielle qui puisse altérer le moins du monde l'union dans sa maison. Bien des personnes ont un préjugé contre la maçonnerie ; tout injuste qu'il est, un homme sage ne doit pas le heurter de front.

Parmi les femmes qui chérissent leur époux, il y en a qui regardent comme un temps enlevé aux douceurs de leur union celui que le mari destine à une association étrangère ; elles craignent quelquefois que ce qui est un bien apparent ou ne présente qu'un amusement honnête ne devienne une cause de dissipation nuisible de manière ou d'autre au bien commun de la maison. J'ose vous assurer que ces craintes sont sans fondement, mais on doit les excuser chez celles qui sont les premières victimes de leurs préjugés, et on doit agir à leur égard avec toute la prudence que suggère l'amitié. L'homme honnête qui s'est choisi une compagne doit lui rendre autant qu'il peut la vie douce, et ne la pas semer sans une nécessité absolue d'aucune amertume ; le bonheur n'existe que là où on le procure à tout ce qui nous environne. Si elle y répugne, suspendez vos résolutions, et attendez un temps plus convenable. Ne cherchez point à arracher un consentement qui ne pourrait tranquilliser une âme honnête qu'autant qu'il serait accordé par l'amitié, et dirigé par la confiance. Lorsque vous aurez été reçu dans la société, redoublez s'il se peut d'attachement, de soins et de vertus ; vous lui prouverez alors que la société est utile de plus d'une manière, et que son consentement vous a été profitable.

Le vrai maçon doit être fidèle sujet, bon mari, bon père, bon ami, (bonne épouse) enfin il doit être tout ce que lui inspire l'amour de la vertu et de ses devoirs : voilà ses caractères essentiels. S'il ne les a pas, ou s'il ne les acquiert pas, il court grand risque de déshonorer la société.

Vous pouvez me communiquer le résultat de vos propres réflexions, j'attendrai d'en être instruit pour proposer les scrutins d'usage en pareil cas.

Jean Baptiste Willermoz

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L’association légale, loi du premier juillet 1901, gérant l’Ordre Ecossais des Chevaliers du Saint Temple de Jérusalem et la Grande Loge des Régimes Rectifiés est l’association :

Association Chevalerie et Tradition.

Association loi 1901 déclarée à la Sous-préfecture de Saint-Jean-d’Angély (17) le 21 juillet 2001.

secretariatglrr@gmail.com

Glossaire

Ce glossaire, en construction, donne des définitions possibles de termes de la Franc-maçonnerie en général et des définitions de termes propres aux Régimes Rectifiés en particulier.

Convent
Convent est un terme d'origine monastique et vient du latin conventus, signifiant assemblée. C'est une assemblée générale, regroupant les représentants des loges d'une obédience ou d'un ordre. Elle possède les pouvoirs les plus étendus (législatifs et constitutionnels), désigne les dirigeants de la fédération et fixe l'orientation générale de celle-ci.

Franc-maçonnerie
La Franc-maçonnerie est un système particulier de morale, enseigné sous le voile de l’allégorie, au moyen de symboles. Elle ne vise qu’au perfectionnement moral et spirituel de ses membres et à la pratique d’une charité fraternelle. Ricault, dix-huitième siècle.
La Franc-maçonnerie (ou Maçonnerie) se présente comme étant une institution philanthropique et une société de pensée. Ses membres se recrutent par cooptation, selon des rites initiatiques. Elle se fixe pour but de réunir en son sein les hommes libres et de bonnes mœurs qui veulent travailler à l’amélioration matérielle et morale ainsi qu’au perfectionnement intellectuel et social de l’humanité. […] Dictionnaire maçonnique, Roger Richard, Dervy 1999
Société mondale qui n'est pas secrète mais fermée, et dont les membres, ou frères, qui se reconnaissent à des signes, en possèdent seuls les secrets sous serments. Grand Dictionnaire Encyclopédique Larousse, 1983.

Frère ou Sœur
Frères ou Sœur est le nom que se donnent entre eux les maçons ceci d’une manière générale, quels que soient leur grade ou degré et aussi quels que soient l’ordre ou l’obédience dont ils font partis. Un Frère ou une Sœur est désigné comme Frère Untel, Sœur Untel. Entre eux les Frères et Sœurs s’interpellent selon des formules de politesse et de fraternité telles que : mon Frère, mon très cher Frère, bien aimé Frère, ma Sœur, ma très chère Sœur, bien aimée Sœur. Il est de tradition d’écrire les termes Frères et Sœur avec cette majuscule accentuant les liens de respect et d’égalité entre tous.

Grade
Un grade est un degré dans une initiation. Les trois premiers grades, commun à tous les rites sont les grades d’Apprenti, de Compagnon et de Maître. Chaque Frère ou Sœur est reçu dans un grade par une cérémonie spécifique, décrite dans un rituel selon le rite d’évolution du Frère ou de la Sœur.

Initié
Selon le dictionnaire Universel Français et Latin de 1732, donnant l’esprit du dix-huitième siècle, est initié celui qui est admis à la participation des cérémonies secrètes des religions. Par extension est initié celui qui connaît les secrets d’un art ou d’une science. De la racine latine ire signifiant aller sont issu inire entrer et commencer, initium commencement, auspice pris au début d’une entreprise, puis initiare donnant initier dans le sens passif de s’initier (soi-même). Alors l’initié est celui qui entre. S’initier c’est commencer un chemin personnel.

Loge
Jusqu'au dix-huitième siècle, une loge est une baraque de chantier où se réunissent les ouvriers et compagnons de métiers. Par extension, le lieu de réunion des maçons prend ce nom. Toutefois, la nécessité d’un aménagement souvent spécifique fait rechercher des locaux qui deviennent permanents et qui prennent le nom de Temple. La loge est alors plus l’aménagement spécifique que le local seulement pratique, cet aménagement, souvent représenté par un tapis, dit tapis de loge, pouvant être disposé dans tout autre local.
Au sein de la Grande Loge des Régimes Rectifiés il existe deux types de loges : les justes et parfaites loges de Saint Jean de Jérusalem travaillant aux trois premiers grades de la maçonnerie : Apprenti, Compagnon et Maître et les justes et parfaites loges d’instruction de Saint André d’Ecosse travaillant au quatrième grade : Maître Ecossais.

Obédience
Une obédience est une structure avant tout administrative qui regroupe plusieurs loges et qui leur assure une fédération de leur moyen, une gestion unifiée et des échanges réguliers.
Par exemple : La Grande Loge des Regimes Rectifiés, est en ce sens une obédience.

Ordre
Un ordre est dans une définition générale, une association de personnes vivant en communion de pensée après avoir fait des vœux solennels, soumises à des règles morales formant un ensemble hiérarchisé exigeant de ses membres une obédience aux supérieurs de ce même ordre.
L’Ordre Ecossais des Chevaliers du Saint Temple de Jérusalem est l’ensemble de tous les Frères et de toutes les Sœurs membres des loges de la Grande Loge des Régimes Rectifiés. Chaque Frère ou Sœur, de l’apprenti au grand maître de l’Ordre est obligatoirement membre d’une loge.

Planche
Une planche est un travail présenté en loge par un Frère ou une Sœur lors d'une tenue. Si il ou elle est Apprenti ou Compagnon, l'intitulé de son travail et la date de sa présentation lui sont donnés plusieurs mois à l'avance. Pour le rédiger, il est aidé par un Maître de la loge qui à la fonction de Surveillant et dont le rôle est de veiller sur ce Frère ou cette Sœur. Le jour de la présentation le Frère ou la Sœur est conduit au centre de la loge, emplacement où il délivre sont travail devant l'ensemble des Frères et Sœurs présents à la tenue. Ce travail est toujours la base d'un édifice commun complèté par les apports des autres Frères et Sœurs. Les sujets des travaux sont principalement des répliques ou des phrases tirées des rituels.

Profane
Selon le Dictionnaire Universel Français et Latin de 1732, donnant l’esprit du dix-huitième siècle, est profane ce qui est à l’extérieur de l’église ou du cimetière. Est profane ce qui n’est pas saint, sacré : Tout chose qui ne concerne point le culte de la vrai religion. Par extension est profane celui qui est ignorant des secrets d’un art et, au sens figuré, celui qu’on ne veut pas admettre dans une société. Profane vient du latin profanus signifiant qui est devant le temple. La racine latine pro ne donne pas une notion d’exclusion mais bien une notion d’antériorité dans le temps ou dans l’espace. Le profane n’est pas celui qui est à l’extérieur du temple mais est, disons, celui qui attend devant le temple.

Réception
Au Rite Ecossais de Stricte Observance, le rituel parle de réception et non pas d’initiation. La Loge reçoit un nouvel Apprenti. Recevoir c’est, accepter celui qui vient, c’est l’honorer par une cérémonie solennelle. Déjà, par cette définition, le nouvel Apprenti est considéré comme quelqu’un de supérieur.Recevoir est construit sur une racine indo-européenne kap signifiant prendre, racine qui évolue en cap donnant des mots comme capter, capacité et évoluant encore vers cept formant la base des mots accepter, réceptacle, recevoir et réception. Ainsi, la réception est réciproque : La Loge reçoit un nouvel Apprenti, le nouvel Apprenti reçoit cette cérémonie d’introduction. Chacun est l’égal de l’autre. Oui, pour la Grande Loge des Régimes Rectifiés et le Rite Ecossais de Stricte Observance, nous sommes déjà initiés, initiés à la religion chrétienne. Ainsi, la réception au grade d’Apprenti n’est pas une initiation mais plutôt une reconnaissance

Régime
Un régime est une structure maçonnique et initiatique complète. Cette structure à la forme d'une architecture hiérarchique gouvernée par des titulaires de hauts grades. Elle ne gère qu'un seul rite.
Par exemple Le Régime Ecossais Rectifié (R.E.R.) est la structure maçonnique qui gère le Rite Ecossais Rectifié, (R.E.R.) lui-même composé de plusieurs grades dont les premiers sont les grades d'Apprenti, de Compagnon et de Maître.
Par exemple Le Régime Ecossais de Stricte Observance (R.E.S.O.) est la structure maçonnique qui gère le Rite Ecossais de Stricte Observance, (R.E.S.O.) lui-même composé de plusieurs grades dont les premiers sont les grades d'Apprenti, de Compagnon et de Maître.

Rite
Le rite c'est ce que l'on pratique, ce sont les cérémonies auxquelles les maçons se livrent.

Rituel
Un rituel est le cérémonial maçonnique propre à chaque grade. Dans une première approche un rituel se confond avec le document écrit explicitant de manière détaillée et chronologique ce que doivent faire les maçons lors d'une cérémonie de réception (ou d'initiation) d'un candidat.

Tapis de loge
Le tapis de loge, est un tapis disposé au sol au centre de la loge. Sur ce tapis sont représentés les emblèmes, symboles, hiéroglyphes et autres outils correspondant au grade travaillé lors de la tenue. Le jour de la création d’une loge (consécration) c’est lui qui bénéficie de la cérémonie. Il est ainsi l’objet principal de la loge. Partout où il est déroulé la loge peut se réunir.

Tenue
La tenue est la réunion des maçons d’une loge. Au moins une fois par mois, chaque maçon de la loge reçoit une convocation à la tenue de la loge. La convocation donne l’ordre du jour de la réunion et en précise les modalités de lieu, d’horaire, de grade... L’ensemble de ces informations constitue la tenue de la loge.

Lexique en vidéos

Ce lexique, en construction, donne par des spécialistes leurs définitions possibles de termes de la Franc-maçonnerie en général.

Esotérisme
[…] J’aurais tendance à dire oui la maçonnerie est ésotérique, mais faut-il être initié ? Surement pas parce que c’est la vie qui est initiatique et donc on peut aborder l’initiation, la compréhension de la vie en dehors de tout chemin initiatique. Mais pour nous même qui avons besoin d’une béquille, évidemment on a une structure, une voie initiatique, alors oui la maçonnerie est ésotérique et non elle ne l’est pas. Car si l’initiation et la maçonnerie c’est le développement de la conscience de l’homme alors ce n’est pas ésotérique, il suffit de se mettre sur le chemin, de l’approfondir petit à petit et ça n’a rien de caché, ça n’a rien de mystérieux, c’est à la portée de toute personne qui est intéressée comme on peut être intéressé par les maths par la photo par les sciences. Je dirai même que la maçonnerie est une science, pas tant l’ésotérisme de ce que l’on va découvrir mais le chemin qui conduit à cette découverte du sens de l’humain et de l’universel est très précis et très bien balisé et c’est un peu comme on commence par apprendre les chiffres puis l’algèbre puis les intégrales. Il y a un cheminement et une progression et dans ce sens ça ne devient plus mystérieux, ça devient quelque-chose de vivant. Et pour moi, alors je vais peut-être à l’encontre, mais pour moi la maçonnerie n’est pas ésotérique, elle est très précise et elle se vie uniquement..
Alain Pozarnik

Le rite et les rituel
Ce travail de transformation est vraiment ce travail que nous faisons à chaque fois que nous rentrons dans un temple. Et pour ce faire, à chaque fois que nous allons rentrer et commencer à travailler, nous allons avoir ce qu’on appelle un rituel. Alors, il ne faut pas confondre le rituel religieux qui agit par miracle, qui agit tout seul sur la personne humaine et le rituel initiatique. Pourquoi ? Parce-que lorsqu’un sage veut transmettre quelque-chose, nous savons, par exemple en orient, que le sage va parler à ses élèves à ses disciples.
[…]



La transmission du chemin, le sage en Franc-maçonnerie, quelque soit le rite, c'est le rite. [...] L'avantage est que le rite étant une fois pour toute défini, n'appartenant à aucun homme, aucun homme ne peut le dévoyer. [...] Le langage du rite, ce sont les rituels.

Alain Pozarnik

L'initation
Ce qu’il convient de maitriser c’est notre animalité, le taureau qui est en nous, la force brute qui est en nous pour laisser s’exprimer le fond de l’âme humaine qui fait notre différence avec justement l’animale. Et pour arriver à devenir des hommes il faut maîtriser notre animalité. On retrouve ça comme fondement de toutes les initiations. A toutes les initiations, il est proposé à tous les initiés de commencer par maîtriser son animalité ou tout au moins sa mécanique animale. Quand je dis maîtriser, ça veut dire qu’il ne s’agit pas de la détruire, détruire l’égo, il s’agit simplement d’en être conscient et de ne pas suivre ses pulsions. On retrouve ça d’ailleurs dans le bouddhisme, dans l’indouisme, dans le confucianisme. Il est partout et de tout temps question de cette maîtrise et de se guider sois-même. Epithète disait très bien : « Nous sommes responsable du choix que nous faisons, tout le reste ne nous appartient pas, tout le reste est neutre, dans la nature il advient ce qui peut advenir, par contre l’homme en tant que responsable, en tant que sage, doit faire son choix et le bien et le mal dépendent de ce choix que nous faisons. »
Alain Pozarnik

Et vous

Madame, Monsieur, êtes-vous venus sur le site de l’Ordre par hasard ?

Il est naturel que tous les objets qui nous sont inconnus attirent notre curiosité. Déjà, en venant au monde nous regardions et découvrions les choses avec étonnement et émerveillement. Tout ce qui nous est inconnu attire notre curiosité et notre soif de nous instruire amène telle ou telle question à laquelle nous voulons une réponse concrète.

C’est peut-être dans cet état d’esprit que vous vous trouvez maintenant, Madame, Monsieur, après avoir découvert ce site et voyagé dans ses différentes rubriques.

Puisqu’il ne nous est pas permis, en ce jour de votre visite, de vous ôter totalement le voile du visage, nous voulons toutefois vous proposer une dernière lettre vous incitant peut-être à nous contacter.

Déjà, nous vous remercions de votre visite.

Bien à vous

Grande Maîtrise Générale de l’Ordre