Logotype de la Grande Loge des Régimes RectifiésLes blasons de l'Ordre

Hinc Nascitur OrdoDe là commence l'Ordre

Grande Loge des Régimes Rectifiés

Ordre Ecossais des Chevaliers du Saint Temple de Jérusalem

Tableau de Charles de HundCharles de Hund

Les deux provinces rétablies de l'OrdreAuvergne Occitania

L’Ordre Ecossais des Chevaliers du Saint Temple de Jérusalem n’est ni une obédience maçonnique ni une grande loge régissant divers rites, mais un ordre au sens plénier ; ce qui inclut deux caractéristiques essentielles : il s’agit d’une association de personnes vivant en communion de pensée après avoir fait des vœux solennels, soumises à des règles morales inspirées de la Règle de l’Ordre du Temple mais adaptées à leur état laïc, et d’un ensemble fortement hiérarchisé exigeant de ses membres une obédience absolue aux supérieurs visibles et invisibles de l’Ordre. C’est seulement dans ce dernier sens qu’il est possible d’utiliser le terme d’ « obédience » ; celui de Grande Loge des Régimes Rectifiés s’applique à l’organisme qui régit les quatre premiers grades allégoriques pour répondre à la règle maçonnique commune qui veut que les grades d’Apprenti, de Compagnon de Maître et de Maître Ecossais soient placés sous la juridiction d’une Grande Loge, à l’exclusion de tout autre grade.

Dans le système de l’Ordre Ecossais des Chevaliers du Saint Temple de Jérusalem, la Grande Loge des Regimes Rectfiés n’est qu’une émanation du Grand Chapitre Général duquel elle tire sa légitimité, le Maître de Loge (ou Vénérable Maître) ayant reçu de ce dernier, en tant que Commandeur de Maison, mandat pour diriger sa loge. Selon les usages de la Maçonnerie Rectifiée, l’installation d’une nouvelle loge se fait en deux temps : le Maître de Loge désigné par le Grand Maître National, après avis consultatif des Chevaliers Capitulaires, reçoit un « diplôme de concession » l’habilitant à prendre le vénéralat ad vitam de la loge allégorique ; le serment prêté entre les mains du Grand Maître National ou de son Vicaire précise qu’il doit « [s’]acquitter fidèlement et avec soumission des fonctions de Commandeur de Maison et du gouvernement qui [lui] a été accordé en cette qualité de la loge régulière, sous le titre distinctif N.N., établie et confirmée par le Chapitre Général, à la direction de laquelle Dieu et le Grand Supérieur de l’Ordre [l’]ont établi ; […] d’exécuter consciencieusement et scrupuleusement en tout et partout les lois qui [lui] ont été prescrites par le Saint Ordre […] » ; puis a lieu l’installation de la loge proprement dite, selon la Forme d’Installation des Loges Réunies et Rectifiées, qui voit tous les Officiers Dignitaires et les Frères fondateurs promettre, par la voix des Surveillants , « de remplir avec la fidélité la plus entière et la plus scrupuleuse exactitude les engagements [qu’ils ont] contractés envers [leurs] Supérieurs légitimes […] et envers le Vénérable constitué Maître inamovible de [la] loge », jurant, « de [se] conformer à tous les statuts et règlements reçus ou à recevoir d’eux. […] ».

Ainsi l’Ordre Ecossais des Chevaliers du Saint Temple de Jérusalem inclut l’ensemble des grades, qu’ils soient allégoriques, chevaleresques ou cléricaux, de l’Apprenti maçon au Grand Prêtre des Templiers et Supérieur Inconnu de l’Ordre templier.

Les appellations d’ « Ordre Intérieur ou Saint Ordre » pour les grades chevaleresques et additionnels régis par le Grand Chapitre General, et de « Très Saint Ordre » pour les degrés du Cléricat Templier régis par le Grand Chapitre Clérical ne doivent pas être entendues comme autant d’ordres distincts mais comme une hiérarchie comprenant quatre branches constituant une structure pyramidale : la Franc-Maçonnerie allégorique, la branche chevaleresque, la branche cléricale, le tout étant couronné par le Haut Chapitre Clérical au sein duquel sont reçus les Supérieurs Inconnus ou Magni Sacerdotes Templariorum de la branche secrète de l’Ordre du Temple, Grands Pontifes de la Jérusalem céleste.

Au vu de tout ce qui précède, l’Ordre Ecossais des Chevaliers du Saint Temple de Jérusalem doit être considérée comme un ordre maçonnico-chevaleresque, dans la tradition des grands ordres de chevalerie médiévaux, comme l’ont voulu ses inventeurs du XVIIIème siècle ; la « Formule de profession des Chevaliers Templiers réformés de l’Ordre » obligeant ses membres à « observer toute [leur] vie la règle qui a été donnée aux Frères Chevaliers du Temple par saint Bernard, abbé de Clairvaux, confirmée par notre saint père le pape Honorius second, dans tous ses points et articles applicables à l’état présent de l’Ordre et qui ne sont pas dispensés ; de vivre dans l’obéissance, sans rien de propre dans l’Ordre, et dans la chasteté spirituelle, c’est-à-dire dans la candeur de l’esprit et dans l’horreur de la séduction ».

Le terme d’ « Ecossais » est appliqué, au système de l’Ordre Ecossais des Chevaliers du Saint Temple de Jérusalem. S’agit-il, d’une référence à l’origine écossaise d’un système qui prit, en fait, naissance en Allemagne ?

Deux explications peuvent être avancées. L’une se réfère à la légende néo-templière qui rapporte qu’après la dissolution de l’Ordre du Temple et le supplice de son grand maître, Jacques de Molay, Pierre d’Aumont, grand maître provincial de l’Auvergne, deux commandeurs et cinq chevaliers, déguisés en maçons, débarquèrent dans l’île écossaise de Mull et y trouvèrent le grand commandeur d’Hampton-Court, George Harris et plusieurs autres frères avec lesquels ils résolurent de continuer l’Ordre. C’est le jour de la Saint-Jean d’Eté 1312 que, dans un chapitre solennel, Aumont, premier du nom, fut nommé grand maître. Pour se soustraire aux persécutions, les frères adoptèrent des symboles empruntés à l’architecture et se qualifièrent maçons libres ou francs-maçons.

Cette légende est le « mythe fondateur » de l’Ordre Ecossais des Chevaliers du Saint Temple de Jérusalem qui a toujours prétendu être l’Ordre du Temple « rétabli et renouvelé », perpétué secrètement « sous le voile et les allégories de la Franc-Maçonnerie ».

Le Maître Ecossais qui se présente au Noviciat séculier déclare venir « des Iles de l’Ecosse » où « il y a travaillé en tant que Franc-Maçon ». L’Extrait de l’histoire la plus récente de l’Ordre de 1312 à 1744, lue au grade de Chevalier, reprend les éléments de la légende ci-dessus : il précise, notamment, que pour « se soustraire à la poursuite et pour que l’Ordre ne fût pas découvert, Aumont proposa d’inventer et d’adopter, à la manière des maçons de métier, des signes et des mots secrets qui permissent [aux Frères] de communiquer et de se reconnaître ; et comme ils s’étaient, contre la volonté de leurs ennemi, proclamé libres et avaient adopté des coutumes étrangères, ils se déclarèrent Francs-Maçons et au début ils exercèrent vraiment ce métier ». C’est le successeur d’Aumont, Harris qui, en 1320, « ajouta au grade de Maître celui d’Ecossais pour que les descendants gardassent la mémoire de la renaissance de l’Ordre dans les îles écossaises. Le vrai Ordre commença avec le Noviciat [..] » Par « vrai Ordre », il faut entendre les grades chevaleresques proprement dits, celui de Maître Ecossais pouvant être considéré, par son contenu symbolique, comme relevant encore de la Maçonnerie allégorique, bien que rattaché à l’Ordre Intérieur.

L’influence du templarisme jacobite est la seconde explication de l’origine écossaise de l’Ordre Ecossais des Chevaliers du Saint Temple de Jérusalem. Il est tout à fait plausible que le baron de Hund ait tenu sa légitimité d’un Chapitre « templier » au sein duquel il aurait été reçu à Paris, en 1743, en présence d’un « Chevalier au plumet rouge », dont l’identité reste incertaine, et du Prétendant Charles-Edouard Stuart en personne. Il semble bien qu’il ait subsisté une branche « écossaise » de l’Ordre du Temple dont le Prétendant fut le grand maître. Par une lettre du 30 septembre 1745 (dont l’original n’a malheureusement pas été retrouvé) adressée d’Edimbourg par le duc de Perth à David lord Ogilvy, nous apprenons que « John, Comte de Mar, succéda à la Grande Maîtrise [du Temple] ; que, suite à sa démission, le Duc d’Athole assuma l’administration des affaires de l’Ordre comme Régent ; et, finalement, qu’en 1745, [le 24 septembre], le Prince Charles-Edouard Stuart fut élu à la haute charge de Grand Maître, au cours d’un Chapitre solennel tenu dans le Palais d’Holyrood ».

La lettre en question affirme qu’il a bien existé une survivance écossaise de l’Ordre du Temple, ne revêtant aucun caractère maçonnique ; c’est au sein de cet Ordre du Temple jacobite que fut reçu le baron de Hund, en 1743, par le comte William de Kilmarnock, grand maître des Maçons d’Ecosse (1742-1743), de l’entourage du Prétendant, et c’est de lui qu’il reçut une patente pour implanter et développer l’Ordre en Allemagne ; si le Prétendant lui-même assistait à cette cérémonie, ce ne pouvait être en 1743 comme grand maître de l’Ordre, mais tout laisse à penser qu’il ait joué à sa tête, avant son élection, un rôle purement honorifique, les souverains écossais ayant toujours accordé leur protection aux ordres chevaleresques et religieux.

Après la défaite de Culloden (1746), qui mit fin aux espoirs de restauration des Stuarts sur le trône d’Ecosse, l’Ordre du Temple « jacobite » put se perpétuer au sein des loges maçonniques stuartistes ; il devint alors un grade maçonnique et réapparaîtra « sous le voile et les allégories » de la Franc-Maçonnerie à la fin du XVIIIème siècle, pour devenir The Order of the Temple, plus connu sous le nom de Knights Templar (Chevaliers Templiers), qui bien que de nature purement chevaleresque n’est accessible qu’aux Frères de la Grande Loge d’Ecosse (et autres obédiences maçonniques qu’elle reconnaît).

Cette influence stuartiste, donc écossaise, se retrouve dans l’Ordre Sublime des Chevaliers Elus, dont on suit les premières traces en France à partir de 1750 et qui, dans sa version templière dite de Quimper, se réfère explicitement à l’Ordre du Temple. Même s’il s’agit d’un grade d’Elu ou de vengeance, puisque le thème essentiel de la réception du candidat est la recherche de l’assassin de Maître Hiram (bien que la vulgate maçonnique parle toujours, en conformité avec le déroulement du rituel du grade de Maître, de trois assassins), l’Histoire de l’Ordre Sublime et neuf des questions du catéchisme – qui en comporte soixante-quatre – se réfèrent à la légende néo-templière et à la fondation de l’Ordre en 1118 : « [Des Templiers] pour éviter la persécution, se réfugièrent dans l’Ecosse où ils avaient des frères. Là, ils prirent le nom d’élus pour ne pas subir le même sort et pour éviter les calomnies [qui] avaient en France indisposé le vulgaire contre leur Ordre et servi de prétexte à leur destruction. » De plus les statuts mentionnent deux membres de l’Ordre Sublime qui paraissent être les mêmes que ceux donnés par l’Ordre Ecossais des Chevaliers du Saint Temple de Jérusalem : le comte René-François de La Tour du Pin et le baron de Weigensac.

Cet Ordre Sublime des Chevaliers Elus était dans la mouvance des Ecossais stuartistes en exil et les sympathies jacobites de ses membres peuvent être largement prouvées. Si rien n’indique que le baron de Hund y ait été reçu, les références templières de l’histoire et du catéchisme de la version de Quimper ont pu être une source d’inspiration pour l’élaboration du « corpus » de la branche chevaleresque de l’Ordre Ecossais des Chevaliers du Saint Temple de Jérusalem et du Cléricat Templier.

La branche chevaleresque de l’Ordre Ecossais des Chevaliers du Saint Temple de Jérusalem ou Ordre Intérieur (encore appelé Saint Ordre) comportait, outre le Noviciat séculier ou militaire, cinq dignités donnant lieu chacune à une obligation différente : Chevalier du Temple ou Eques, Ecuyer (Armiger) ou Compagnon d’armes, Servant d’armes, Valet d’armes,Confrère Socius (Associé) ou Amicus (Ami) du Temple, et la qualité de Chevalier Profès, qui n’était pas un grade supplémentaire ou un grade secret, contrairement aux deux classes secrètes de Profès et de Grand Profès du Régime Ecossais Rectifié. On appelait Profès celui qui avait fait sa dernière Profession appelée majeure ; cette Profession était un acte libre et uniquement à la volonté de celui qui le faisait, par lequel il s’engageait irrévocablement envers l'Ordre, à en observer toutes les lois, règles et statuts, et à une obéissance entière envers ses supérieurs.

L’Ordre Ecossais des Chevaliers du Saint Temple de Jérusalem, se voulant l’Ordre du Temple rétabli et renouvelé, se devait de reprendre les notions de noviciat et de profession, à l’imitation de tous les grands ordres de chevalerie médiévaux. Le rituel de réception au Noviciat militaire n’est pas encore de nature chevaleresque puisque le candidat, qui vient « des Iles de l’Ecosse », se présente avec son tablier de Maître Ecossais dont le Supérieur, en fin de réception, relèvera la partie droite pour la mettre dans la ceinture du côté gauche. Seul le rituel de Chevalier présente toutes les caractéristiques de réception dans un ordre de chevalerie. Le Novice quittera ses habits de Maçon pour revêtir une armure, « l’habit le plus digne d’un Chevalier ». Le serment prêté par le récipiendaire exige l’observance stricte de trois vœux : l’obéissance envers les Supérieurs de l’Ordre, le silence et l’observation des statuts incluant, notamment, « la charité chrétienne envers les pauvres et au premier chef envers les Frères du Temple et envers l’Ordre ». Après cette prestation de serment, le Célébrant lui remettra le casque, la cotte d’armes, l’épée, la croix et lui touchera trois fois les épaules avec le glaive de l’Ordre ; la cérémonie se termine par la remise du cordon rouge « avec le signe de la sainte croix formée par […] neuf nœuds en mémoire des neuf fondateurs de l’Ordre » et par l’anneau d’or passé au petit doigt de la main droite. Le nouveau Chevalier, avant la remise de l’anneau, aura reçu son nom d’Ordre (en latin) : Eques a (ou ab)…, son blason et sa devise.

Ce rituel chevaleresque n’est en rien comparable au mode de réception des chevaliers du Temple connu sous le titre : « C’est ainsi que l’on doit faire frère et recevoir au Temple » et qui fait partie de la Règle (articles 657 à 686 inclus). Il s’agissait d’un mode de réception dans un ordre monastique de chevaliers ayant précédemment reçu l’ « ordre de chevalerie » dans le siècle, exigeant de ses membres les trois vœux de pauvreté, de chasteté et d’obéissance.

La Profession majeure, qui donnait le titre de Chevalier Profès, voulait que le candidat observât « toute [sa] vie la règle qui a été donnée aux Frères Chevaliers du Temple par saint Bernard, abbé de Clairvaux, […] dans tous ses points et articles applicables à l’état présent de l’Ordre et qui ne sont pas dispensés ». Le Chevalier Profès portera dorénavant son anneau de chevalerie au petit doigt de la main gauche.

De tout ce qui précède, il s’avère que ces rituels chevaleresques sont propres aux « Chevaliers Templiers réformés de l’Ordre [Ecossais des Chevaliers du Saint Temple de Jérusalem] », mais proches de ceux qui étaient alors pratiqués par les autres ordres de chevalerie religieux ou séculiers. Leurs rédacteurs ne pouvaient s’inspirer que d’un Ordre qui était à leur portée et cet Ordre ne pouvait être que l’Ordre Teutonique qui, de plus, était contemporain de l’Ordre du Temple. D’ailleurs, il y a de grandes similitudes entre les deux rituels, bien que chez les Teutoniques la réception d’un Chevalier-Profès se déroulât toujours au cours d’une messe solennelle. Après une année de noviciat avait lieu la profession : le candidat se présentait en cuirasses et en bottes sans éperons, le casque à visière à demi-fermée ; le grand maître frappait de son épée le récipiendaire de trois coups, deux sur les épaules et un sur la tête ; on lui attachait les éperons et on levait la visière de son casque. Après avoir quitté son armure et repris son habit noir, le prêtre officiant lui remettait le manteau et la croix de l’Ordre.

L’Ordre Ecossais des Chevaliers du Saint Temple de Jérusalem contemporain ne pratique que la réception au Noviciat séculier et au grade de Chevalier du Temple, complété par la Profession majeure, mais a conservé la mémoire des autres dignités puisque, le Novice est d’abord investi comme « Valet d’armes, Servant d’armes et Ecuyer ou Compagnon d’armes » avant d’être armé Chevalier ou Eques ; le mot de passe d’Ecuyer lui est communiqué avant qu’il n’aille « revêtir l’habit du Chevalier ».

Le titre de Socius et Amicus, ou Associé, Ami et Protecteur de l’Ordre, est conféré à ceux qui désirent être admis aux connaissances qu’il renferme et coopérer à son but, sans cependant être lié à ses règles comme les Chevaliers ; ils s’engagent, comme eux, à lui être utiles, à le protéger, autant qu’il dépendra d’eux, et au secret, mais sans s’assujettir à son régime. L’entrée dans cette classe n’est accordée qu’aux princes, aux personnes de haute naissance ou à ceux qui par leur état très distingué et par leur position personnelle sont à la portée de rendre des services importants à l’Ordre en général. L’admission d’un Confrère Socius est réglée par un rituel qui est propre à cette classe.

Ainsi, le Célébrant, au cours d’une cérémonie dont le rituel est celui pratiqué par les Templiers allemands du XVIIIème siècle, recevra le Novice dans la chevalerie du Temple suivant l’antique formule : « En l’honneur de Dieu, de Sainte Marie et de Saint Bernard, je te reçois Chevalier du Christ et du Temple de Salomon et t’admets à tous les bienfaits de l’Ordre, qui lui ont été faits dès le commencement et qui lui seront faits jusques à la fin ».

David souhaite construire une maison à JHVH, le Dieu d’Israël : un temple pour abriter l’arche d’alliance qui est elle-même appelée « la Demeure de JHVH » et où Dieu réside. Il fait venir l’arche depuis Qiryat Yearim où elle est gardée depuis 70 ans par les Gabaonites, dans le « Grand haut lieu », sur la montagne de Gabaon1, et la place sous une tente à Jérusalem. Mais JHVH n’accepte pas que ce soit David qui fasse construire le temple, car il a fait couler trop de sang.

Salomon, son fils, réalise son souhait : il commence la construction du Temple en 959 av. J.-C.2 dans la quatrième année de son règne. La construction dure sept ans. Hiram, roi de Tyr, en Phénicie, lui envoie du bois, des charpentiers et des tailleurs de pierre recrutés à Guébal-Byblos ; ses habitants, les Giblites, sont en relation commerciale fort ancienne avec l’Egypte et fournissent également des travailleurs expérimentés aux Egyptiens. De plus Salomon fait appel à Hiram-Abiff, maître bronzier.

Le Temple est décoré de deux colonnes placées à l’entrée: Booz au Nord, Jakin au Sud.

Il est construit selon un plan en trois parties : d’abord le porche (ulâm), situé derrière une double porte, puis la grande salle (hékâl) et enfin le Saint des Saints (debir), fermé par une porte et plongé dans l’obscurité, dans lequel repose l’arche d’alliance, qui est le lieu de manifestation de la Shekinah, présence réelle de Dieu sur terre.

Les trois premiers grades du rite de Stricte Observance, se rapportent à cette édification. Le Temple, placé dans l’enceinte du palais royal, est l’image du ciel fixé sur terre. C’est une image du Saint Palais ou Palais intérieur point d’origine des six directions3. Ces six directions permettent de définir n’importe quel point d’un espace en trois dimensions. Le tapis de loge sous le symbole du Temple de Salomon est, à la manière d’un mandala, une représentation du monde.

Salomon réunissant en une seule personne l’autorité spirituelle et le pouvoir temporel y officie comme Roi et Prêtre Suprême ; vingt siècles plus tard, sur le même lieu, prend naissance l’Ordre des Pauvres Chevaliers du Christ et du Temple de Salomon qui, en tant que chevaliers et moines, seront les derniers représentants occidentaux de l’union des deux pouvoirs royal et sacerdotal. Le maître de la loge maçonnique est installé dans la chaire du Roi Salomon4.

En 586 av. J.-C. Nabuchodonosor détruit le Temple et déporte à Babylone le peuple de Jérusalem. Mais, dès avant 586 av. J.-C., on perd la trace de l’arche. Elle est probablement cachée pour éviter qu’elle ne tombe entre les mains des envahisseurs babyloniens. On évoque le nom de Jérémie et la possibilité d’une cache dans le mont Nébo5. Le prophète Ezéchiel a une vision du Temple réédifié selon un plan idéal. En 538 av. J.-C., Cyrus l’Achéménide autorise les déportés à rentrer en Palestine. Sous la conduite de Josué et Zorobabel, et avec l’accord des prophètes Aggée et Zacharie, les Juifs reconstruisent le Temple ; mais, faute de moyens, il ne retrouvera jamais sa splendeur passée. Les grades de Maître Ecossais (ou Ecossais Vert) et de Chevalier de l’Epée (ou de l’Orient) se rapportent à cet épisode de l’histoire du Temple. L’arche d’alliance n’est plus présente dans le Saint des Saints, seule une dalle de pierre rappelle son emplacement. C’est la pierre shethiyah ou pierre fondamentale qui marque le « Centre du monde », point de chute de la pierre noire qui n’est pas sans rapport avec la lapsit exillis ou pierre issue des cieux de Wolfram von Eschenbach. En 168 av. J.-C., le Séleucide Antiochus Epiphane pille le Temple et y installe une idole. Il est de nouveau purifié en 164. C’est l’origine de la fête de la Dédicace. En 63 av. J.-C., les Romains prennent Jérusalem. Hérode devient roi et entreprend en 20 av. J.-C. des travaux considérables afin de lui redonner tout son faste. Ceux-ci durent jusqu’en 64 ap. J.-C. En 66 ap. J.-C., une insurrection des Juifs est écrasée par les Romains; en 70, Titus assiège les derniers défenseurs réfugiés dans le Temple. Au cours des combats un incendie éclate et le détruit totalement. Seuls furent sauvés et ramenés à Rome le chandelier à sept branches, la table des pains de proposition et les trompettes sacrées. Le Temple physique est détruit mais, selon la parole évangélique, il aura suffi de trois jours pour que le Christ, par sa résurrection, le reconstruise. Le grade de Chevalier de l’Aigle Souverain de Rose-Croix en développe le symbolisme.

En 638, le calife Omar occupe Jérusalem. En 687, Abd-el-Mélik fait édifier sur l’emplacement du Rocher la « mosquée d’Omar » ou coupole du Rocher. En 780 est achevée la mosquée el-Aqsa au sud de l’esplanade.

En 1099, les croisés s’emparent de Jérusalem ; ils transforment les mosquées en églises. La mosquée el-Aqsa devient le Templum Domini et figure sur les sceaux templiers et sur l’emblème de la IIIème province de l’Ordre. Les Templiers se voient attribuer la partie sud de la colline du temple6 qui comporte en particulier les fameuses « Ecuries de Salomon »7 Les grades de Novice, de Chevalier du Temple et de Chevalier Profès reprennent les rituels initiatiques chevaleresques de la branche « militaire ».

En 1187, après le désastre de Hattin, Saladin reprend la ville.

Le tableau de loge aux trois premiers grades se rapporte clairement à la vision idéale du Temple de Salomon qui, comme celui d’Ezéchiel8 comporte trois portes : l’une fermée située à l’Est, les deux autres ouvertes situées au Nord et au Sud. Cette image idéale du Temple renvoie à la notion de Jérusalem céleste qui doit descendre des cieux à la fin des temps et où Dieu réside9. Le Cléricat Templier avec les grades de Postulant, de Novice et de Chanoine se placent ici.

La Shekinah repose au cœur du Temple et elle est assimilée à une lumière10 « La ville peut se passer de l’éclat du soleil et de celui de la lune, car la gloire de Dieu l’a illuminée, et l’Agneau lui tient lieu de flambeau »11 La Shekinah est présence divine et selon la parole : « Lorsque deux ou trois seront rassemblés en mon nom Je serai au milieu d’eux »12.

Le Temple de Salomon est « Centre du Monde », représentation symbolique du cœur de la tradition juive et par là même de la tradition chrétienne, image du ciel sur la terre. Il est la représentation du centre spirituel de la chrétienté. Les « Gardiens de la Terre Sainte », ainsi que se nommaient les pauvres chevaliers du Christ et du Temple de Salomon, en assurent la garde. De même que « le peuple juif est le corps et le sang du Christ »13 le Temple de Jérusalem est le Christ lui-même, selon la parole : « Détruisez ce Temple et en trois jours je le reconstruirai ». Si le Temple n’a jamais été reconstruit, c’est que le Christ lui-même est le Temple et que par sa résurrection il l’a réédifié pour l’éternité. C’est le cœur de l’homme qui doit l’accueillir. Le pire blasphème résiderait dans une volonté humaine de reconstruire un édifice de pierres sur l’emplacement du Temple. Il serait une négation de la divinité du Christ, la concrétisation du rejet de son message, un enfoncement dans la matérialité et, stricto sensu, un renversement anti-christique des valeurs. Le véritable travail consiste à tailler les pierres que nous sommes, pour leur permettre de prendre place dans l’édifice sacré qu’est le corps du Christ.

Un « Centre Suprême » ou « Terre Sainte » est toujours protégé par une triple enceinte. Les Templiers furent appelés « gardiens de la Terre sainte »14 ce qui n’est pas sans rapport avec la « chevalerie du Saint -Graal ». L’édifice du Temple avait été conçu pour contenir l’arche d’alliance. L’arche elle-même était destinée à recevoir un certain nombre d’objets sacrés dont l’un était une coupe. Cette coupe contenait un objet d’origine non humaine15. La structure trinitaire de protection se dégage ici très nettement : d’abord le temple, puis l’arche, enfin la coupe.

Il est intéressant de noter que la construction est en rapport avec les métiers artisanaux, que l’arche, étant utilisée par l’armée d’Israël pour obtenir la victoire au combat16 peut se rapporter à la chevalerie17 et que la coupe, présente sur l’autel au cours du sacrifice de la sainte messe, est à mettre en relation avec le sacerdoce.

1. 1 Chroniques 21, 29.
2. Une ancienne tradition maçonnique des constructeurs écossais situe le début de la construction le 2 avril.
3. Sepher Ietsirah. On retrouve ce symbole sur certains sceaux templiers sous la forme de l’escarboucle ou étoile à six rayons. Ces six directions sont le septentrion, le ponant, le midi, le couchant, le zénith et le nadir.
4. Selon les Eglises chrétiennes orthodoxes tout baptisé dans le Christ est Prêtre, Prophète et Roi.
5. On trouve aussi le symbole de l’arche d’alliance dans la maçonnerie du Grand Chapitre de Clermont.
6. Le Temple de Salomon était le lieu de manifestation des influences spirituelles et l’Arche y jouait un rôle de « condensateur » (cf. René Guénon , L’erreur spirite , p. 58, Ed. Traditionnelles, 1984.) C’était un véritable centre de forces et sa situation géographique ne devait rien au hasard. En sachant cela, on mesure pleinement l’extrême importance du choix de ce lieu par les Templiers, aussi bien pour s’y établir que pour en incorporer le nom dans l’appellation de leur Ordre.
7. Cf. l’article « Les Templiers à Jérusalem », de Jehan de Ais in la revue Templarium n°1 avril-mai-juin 2002.
8. Cf. André Parrot, « Le Temple de Jérusalem » in Cahiers d’Archéologie Biblique n° 5, p.47, Ed. Delachaux & Niestlé
. 9. Apocalypse de Jean 22, 3-5.
10. Cf. René Guénon, Le Roi du Monde, chap. III, p.23, Ed. Gallimard, 1985.
11. Apocalypse de Jean 21, 23.
12. Il remarquable de noter qu’une loge ne peut être ouverte que si trois Maîtres Maçons sont présents.
13. Paroles de Saint Bernard condamnant les massacres de Juifs en Europe.
14. Cf. René Guénon, Aperçus sur l’ésotérisme chrétien, p.50, Ed. Traditionnelles, 1988.
15. Cf. Visions d’Anne-Catherine Emmerich sur la vie de Notre-Seigneur Jésus-Christ, t.1, p. 9 , Ed. Tequi, s.d.
16. 1 Samuel 4, 3.
17. La Shekinah dont le lieu de manifestation est l’Arche est l’équivalent à certains égards de la Shakti hindoue aspect féminin de la Divinité ; et l’on sait l’importance de l’élément féminin dans toute initiation chevaleresque.

Pour la chrétienté médiévale, Jérusalem fut le centre du monde, c’est-à-dire le centre de la tradition chrétienne, voire judéo-chrétienne, et le voyage à Jérusalem, vécu comme un pèlerinage, l’image du retour au centre. Si Jérusalem, la sainte Sion, est la ville sainte du judaïsme, elle est également celle du christianisme, par la continuité de l’un à l’autre, malgré les ruptures apparentes. La Terre sainte est aussi assimilée au Paradis terrestre des occidentaux, point de départ de la tradition judéo-chrétienne, d’où partent les quatre fleuves coulant vers les quatre points cardinaux, qui est également le « séjour d’immortalité » comme le rapporte la Genèse.

Celui qui est réintégré dans le Paradis a désormais sa demeure dans le « Centre du Monde ». Le retour au centre est symbolisé par le pèlerinage qui est bien une pérégrination devant mener, après beaucoup d’épreuves, au Centre. Et le pèlerinage à Jérusalem est à la fois ce retour au centre, c’est-à-dire au centre de la tradition chrétienne, sur un plan horizontal, et, sur un plan vertical, dans une perspective eschatologique, le désir de voir la Jérusalem céleste descendre du ciel et se confondre, en quelque sorte, avec cette Jérusalem terrestre dont elle sera l’accomplissement.

A l’aube du XIème siècle, le pèlerinage individuel à Jérusalem, accompli et vécu comme un rite de pénitence, prendra une dimension de plus en plus collective. Mais, dans l’un et l’autre cas, le pèlerinage sera considéré comme marquant la crise définitive où le vieil homme se dépouille, créant ainsi une vie neuve. Le pèlerin se retrouve « comme né à nouveau et refait tout entier…, tous ses désirs comblés de cette vie terrestre ». Rite de pénitence par excellence, il sera vécu comme tel, après un dépouillement de tous les biens terrestres, le dernier bien étant la vie à laquelle le pèlerin devra même s’engager à renoncer sur le chemin qui mène au Centre, c’est-à-dire Dieu, « Principe et Fin » (Apocalypse 22, 13) de toutes choses. Le départ pour les Lieux saints ne se fera donc pas sans dépouillement préalable, l’exigence de pauvreté exigeant l’allégement du fardeau de la tentation à retrouver un jour ses richesses ou bien contraignant à ne plus revenir. La vie religieuse de l’occident verra dans l’acte de pèlerinage l’œuvre suprême de religion, individuelle au départ, puis de plus en plus collective.

Il s’agit, dans cet « esprit de croisade », d’une rencontre physique avec les lieux où s’est accompli le mystère de la Rédemption. Les troupes qui vont à Jérusalem reprennent la vieille marche des Hébreux pénétrant en Terre sainte. C’est un nouvel Exode vers cette Jérusalem terrestre, image imparfaite de la Jérusalem céleste, sur laquelle doit régner pour l’éternité le Roi des derniers jours issu de la semence de David. La route de Jérusalem devient la voie de l’accomplissement des Temps, œuvre collective de salut commun individuel, obligeant de se battre pour arriver à son terme. Dans l’extraordinaire attente de l’accomplissement du temps des nations selon Luc 21, 24, qui précède la première croisade prêchée par le pape Urbain II le 27 novembre 1095, espace et histoire se confondent, dont le mot « plénitude » est la réalisation même. Après quoi il n’est rien d’autre sinon la certitude de la parousie en cette sainte Cité où aura lieu l’avènement du Christ glorieux et où l’humanité, de l’orient comme de l’occident, doit se rejoindre pour l’exaltation suprême de son salut.

Dans cette perspective de la croisade, le symbolisme du voyage est à rapprocher de celui de la guerre et l’on se rend compte combien le but de ce pèlerinage, identifié symboliquement à la « Terre Sainte » ou « Terre des Vivants », peut prendre une dimension collective, accompagnée de signes et de prodiges se manifestant à ceux-là seuls qui ont vécu le dépouillement intégral ; ce qui explique qu’ils n’accompagneront que la croisade des pauvres et non celle des barons.

Si Jérusalem est bien le nombril, le centre de la terre, le lieu où s’est accompli le plus haut, le plus total mystère qui concerne l’univers chrétien et son salut, ce centre du monde est aussi le chœur de la tradition chrétienne, lui-même figuré par un vase qui n’est autre que celui que les légendes du Moyen Age occidental devaient désigner comme le Saint-Graal. Et tout centre suprême doit être gardé à partir de sa circonférence afin que puissent se déplacer, de la périphérie vers le centre, les individus et les foules qui participent de cette migration de l’occident vers l’orient. Telle sera la mission des grands ordres de chevalerie médiévaux nés des croisades, dont l’attribution est bien celle de « Gardiens de la Terre Sainte », et plus particulièrement des Templiers. « Chevalerie du Saint-Graal », « Gardiens de la Terre Sainte » sont des dénominations attachées à ceux dont la mission première est de protéger le Centre Suprême où sont détenus les secrets de la Tradition primordiale, adaptée aux conditions de temps et de lieu. Et lorsqu’une tradition particulière perd son rattachement au Centre, entendu sur un plan géographique et symbolique, ceux qui avaient pour mission de la défendre perdront, par le fait même, leur raison d’être. Tel fut le destin tragique des Templiers puisque vingt et un ans seulement séparent la perte définitive de la Terre sainte de l’abolition de l’Ordre en tant qu’organisation constituée.

Le Centre, la Terre Sainte, le pèlerinage et la croisade ne sont que les différentes facettes d’une même réalité ; le retour, individuel ou collectif, à l’Unité primordiale passant par une rencontre physique avec les lieux mêmes où la Tradition s’est manifestée et où s’opère la réintégration dans le Principe suprême, là où s’unifient tous les contraires, où se résolvent toutes les oppositions. Tout pèlerinage en Terre Sainte, vécu en mode héroïque, est l’ « alpha et l’oméga » du pèlerinage terrestre vers la Cité céleste.


Nous vous proposons dans cette rubrique quelques ouvrages qui, ayant retenu notre attention, intéressent l’histoire de l’Ordre, de la Grande Loge des Régimes Rectifiés et la maçonnerie en générale. Nous vous donnons leurs références et leur quatrième de couverture.

▸ Les hauts grades chevaleresques de la Stricte Observance Templière du XVIIIe siècle

Pierre Girard-Aufry : Les hauts grades chevaleresques de la Stricte Observance Templière du XVIIIe siècle Les hauts grades chevaleresques de la Stricte Observance Templière du XVIIIe siècle.
Pierre Girard-Augry
Dervy 1995

Vers le milieu du XVIIIe siècle, en plein siècle des lumières, apparut un ordre à prétention chevaleresque et templière, la Stricte Observance Templière, prenant appui sur les trois premiers grades de la Franc-Maçonnerie de métier. Son inventeur fut le baron de Hund qui consacra sa vie et sa fortune au développement de ce rite à la fois maçonnique et néo-templier dont le Régime Écossais Rectifié, à partir de 1782, fut l'héritier. Telle la lumière verte du soleil à son couchant, la Stricte Observance Templière eut une existence éphémère mais elle n'en pose pas moins une série d'interrogations. Le baron de Hund fut-il une dupe, un mystificateur, ou reçut-il effectivement mission d'implanter l'Ordre en Allemagne, puis dans toute l'Europe? La Stricte Observance Templière ne fut-elle qu'un rite maçonnique comme un autre mais s'affublant de défroques templières ou doit-on la considérer comme l'Ordre du Temple rétabli et renouvelé qui s'était perpétué secrètement sous le voile et les allégories de la Franc-Maçonnerie ? A travers les rituels des hauts grades chevaleresques (novice, chevalier et chevalier-profès, précédés par le grade d'Écossais vert) de la Stricte Observance Templière et des documents originaux, dont certains sont publiés pour la première fois, et rassemblés par Pierre Girard-Augry qui, depuis plusieurs années, s'efforce de comprendre la chevalerie et l'institution chevaleresque de l'intérieur, le lecteur sera en mesure de se faire une opinion. La préface de Jean-Marie Auzanneau a le mérite de poser le problème des prétentions de la Stricte Observance Templière au regard de ce que fut l'Ordre du Temple des XIIe et XIIIe siècles et de proposer ainsi quelques clefs pour la lecture de cet ouvrage.

▸ Ordre Illustre de la Stricte Observance Templière, Manuel d’Instruction

Pierre Girard-Augry : Ordre Illustre de la Stricte Observance Templière, Manuel d’Instruction Ordre Illustre de la Stricte Observance Templière, Manuel d’Instruction
Pierre Girard-Augry
Opéra 1997

Ce Manuel d'Instruction, destiné à l'usage des Frères de la IIIe Province de l'Ordre, dite d'Occitanie, permettra également aux profanes curieux de l'histoire du templarisme de se faire une idée aussi précise que possible de l'Ordre illustre de la Stricte Observance, également connu sous le nom de Stricte Observance Templière. Après un bref historique, le rappel de quelques textes fondateurs de l'Ordre a pour seul but de mieux appréhender ce système maçonnique néo-templier qui prit naissance et se développa en plein siècle des lumières. Quant à la Stricte Observance Templière actuelle, les statuts et règlements généraux, sans rien dévoiler des rituels pratiqués, précisent son organisation et soulignent sa spécificité. Complété par le " Manuel du Vénérable pour les six premier grades ", l'ouvrage donne une vue d'ensemble sur ce régime maçonnique à vocation chevaleresque qui, depuis son origine, a voulu être l'Ordre du temple rétabli et renouvelé. »

▸ La Franc-Maçonnerie Templière et ses grades allégoriques (du XVIIe siècle à nos jours)

Pierre Girard-Augry : La Franc-Maçonnerie Templière et ses grades allégoriques (du XVIIe siècle à nos jours) La Franc-Maçonnerie Templière et ses grades allégoriques (du XVIIe siècle à nos jours
Pierre Girard-Augry
Opéra 1999

En publiant les rituels des grades allégoriques de la Stricte Observance Templière du XVIIIe siècle, qui fut le parangon de cette Franc-Maçonnerie templière qui devait inspirer tant de grades et de systèmes maçonniques, Pierre Girard-Augry a voulu non seulement compléter son précédent ouvrage sur les hauts grades chevaleresques, mais aussi montrer que ce régime maçonnique à vocation templière a constitué un système complet en lui-même. S'appuyant sur les trois grades symboliques de la Franc-Maçonnerie bleue : Apprenti, Compagnon et Maître, la Stricte Observance dévoilait progressivement à ses membres le but ultime de l'Ordre, à savoir le rétablissement de l'Ordre des Templiers qu'elle prétendait reconstituer et renouveler en plein siècle des lumières. La Stricte Observance, en France, de 1773 à 1776 environ, a travaillé deux autres grades : le Chevalier de l'Epée ou de l'Orient et le Chevalier de l'Aigle Souverain de Rose-Croix, alors considérés comme des grades additionnels, mais de nouveau pratiqués au sein de la IIIe Province templière de l'Ordre, dite d'Occitanie. La présentation des différents rituels fait apparaître de nombreuses différences entre les textes de Lyon et ceux de Dresde arrêtés au Convent de Kohlo de 1772, différences qui ne sont pas sans soulever des questions d'importance : fidélité de la traduction en français des rituels allemands apportés par le baron von Weiler en 1775, détemplarisation et rectification , dès leur apport, par Jean-Baptiste Willermoz et ses associés, de rituels jugés trop templiers et trop éloignés des pratiques de la Franc-Maçonnerie française et lyonnaise ? Toujours est-il que les textes proposés dans cet ouvrage, dont certains étaient jusqu'à présent inédits, font apparaître un système maçonnique fascinant qui ne saurait laisser indifférent le lecteur intéressé par l'histoire de l'Ordre du Temple et la légende néo-templière ou seulement soucieux de mieux comprendre les origines du Régime Ecossais Rectifié fixé au Convent de Wilhelmsbad de 1782.

▸ Franc-Maçonnerie Légende des fondations

André Kervella : Franc-Maçonnerie Légende des fondations. Franc-Maçonnerie Légende des fondations.
André Kervella
Opéra 1999

La franc-maçonnerie est-elle issue des anciennes loges de maçons du Moyen Age ? La réponse est non. Mais on a longtemps cru le contraire. Légende. Encore faut-il le démontrer. L'auteur de ce livre a interrogé les archives médiévales, comme le très ancien Livre des métiers de Paris, pour comprendre ce que signifiaient autrefois les chantiers et les confréries de la maçonnerie. Les textes britanniques qualifiés de fondateurs, il les a analysés avec minutie. C'est à une reconstitution du passé, depuis l'an mille jusqu'au commencement du XVIIIe siècle, qu'il nous invite. Les vraies origines de la franc-maçonnerie sont à rechercher dans les milieux de militaires et intellectuels qui entouraient Jacques VI d'Écosse (Jacques Ier d'Angleterre) et son fils Charles, décapité en 1649 à l'issue d'une guerre civile. Cet ouvrage, rédigé dans un style vigoureux, s'achève là où commence La Passion écossaise du même auteur.

▸ La passion écossaise

André Kervella : La passion écossaise La passion écossaise
André Kervella
Opéra 1999

Il fallait bien qu'un jour l'histoire des origines de la franc-maçonnerie en Écosse, en Angleterre et en France sorte du domaine du mythe ou du fantasme pour s'inscrire dans le quotidien de la conquête du pouvoir politique et religieux dans l'Angleterre du XVIIe et de la première moitié du XVIIIe siècle. Et démontrer qu'à l'origine l'initié écossais, qui peut du reste être breton ou français, est un conjuré jacobite aux seuls motifs opportunistes, œuvrant pour la restauration des Stuart sur le trône d'Angleterre. Quant à la franc-maçonnerie anglaise, elle n'apparaît au tournant du siècle que pour faire pièce et, n'en déplaise aux fables andersoniennes - une des plus remarquables manipulations historiques jamais enregistrée, et qui jouit toujours d'une postérité vivace - son œcuménisme affiché masque nombre d'arrière-pensées très politiques. Il convient, en conséquence, de réécrire dictionnaires et encyclopédies, et de donner à " L'Art Royal " une acception inédite, car force est de constater qu'il n'existe aucune liaison entre de supposés maçons " opératifs " et quelques " spéculatifs " venus les phagocyter. Sans doute est-il moins glorieux pour l'Ordre maçonnique en général et pour les différents rites dits " écossais " de compter comme seuls ancêtres directs des activistes politiques antagonistes, plutôt que comme d'hypothétiques intellectuels branchés qui se seraient frottés à d'honorables tailleurs de pierre épris de symbolisme, mais les résultats de la recherche menée par André Kervella ne laissent aucun interstice où pourrait s'infiltrer la fable.

▸ Réseaux maçonniques et mondains au siècle des lumières

André Kervella : Réseaux maçonniques et mondains au siècle des lumières Réseaux maçonniques et mondains au siècle des lumières
André Kervella
Véga 2008

En 1688-1689, le roi Jacques II Stuart est chassé des îles Britanniques par son gendre Guillaume d'Orange. Louis XIV lui offre un asile au château de Saint-Germain-en-Laye. À sa suite, sont de nombreux fidèles, dont un nombre significatif de francs-maçons.C'est alors qu'on peut dater dans la région parisienne l'apparition de la première loge qui attire à elle des sympathisants français, tandis que des sensibilisations individuelles se remarquent en province.D'année en année, une mode gagne les élites et les loges se multiplient. Quoique les principes maçonniques soient de réclamer l'éloignement des agitations sociales, ce sont les mondanités dont ces élites sont friandes qui en facilitent le développement.Outre les affinités politiques, il y a les salons littéraires, les bals, les jeux, les spectacles mais aussi et surtout certains Ordres dits de société qui, loin de faire concurrence à la franc-maçonnerie, en sont l'antichambre ou le prolongement.L'auteur de Réseaux Maçonniques et mondains démontre comment un réseau se forme, aux multiples maillages, aux pôles parfois contradictoires, comment il intègre des diplomates étrangers qui s'empressent parfois de faire école dans leur propre pays, comment il accueille les femmes dès les années 1730, donc bien plus tôt qu'on le croit, comment l'aristocratie française répugne à côtoyer les modestes bourgeois.Dans le décor, apparaissent des personnages aussi controversés que le comte de Clermont, les princes de Rohan, les frères de Louis XVI, et même Voltaire dont on ignorait à ce jour qu'il maçonnait en Champagne bien avant son affiliation à la prestigieuse loge parisienne des Neuf Soeurs.

▸ Le mystère de la rose blanche. Francs-Maçons et Templiers au XVIIIe siècle

André Kervella : Le mystère de la rose blanche. Francs-Maçons et Templiers au XVIIIe siècle Le mystère de la rose blanche. Francs-Maçons et Templiers au XVIIIe siècle
André Kervella
Véga 2009

Il existe aujourd'hui une franc-maçonnerie templière, nul ne peut le nier. Le vocabulaire en témoigne ; des grades, des rites ou des protocoles sont déclarés templiers. Mais si cette présence de la thématique templière au sein de la fraternité maçonnique est incontestable, elle doit s'expliquer. A travers l'étude de textes souvent inédits et avec la même rigueur historique que pour ses précédents livres, André Kervella tente, dans cet ouvrage érudit, d'apporter des réponses à cette question. En précisant les dates, décrivant les milieux et cernant les personnages, il démonte les théories rocambolesques, met fin aux préjugés et nous permet de mieux comprendre cette période mouvementée de l'histoire maçonnique.

▸ Franc-Maçonnerie Faux débats Vrais enjeux

André Kervella : Franc-Maçonnerie Faux débats Vrais enjeux Franc-Maçonnerie Faux débats Vrais enjeux
André Kervella
Ivoire Clair 2012

Depuis ses débuts, la franc-maçonnerie suscite polémiques et controverses. Ses adversaires ne sont pas les seuls à s'exprimer ; dans ses propres rangs, des voix discordantes s'élèvent souvent. Les questions les plus litigieuses portent sur ses principes fondateurs, son organisation, ses secrets, les motivations de ses membres et avant tout de ses dirigeants. Sans omettre de rappeler comment les premières loges se sont formées en Grande Bretagne, avant de diffuser sur le continent européen et le reste du monde, André Kervella propose une mise au point sur la situation actuelle. Son objet est de confronter différents points de vue, selon qu'ils sont avancés par des universitaires, des journalistes, des auteurs de manuels de vulgarisation, des personnalités dont l'appartenance est connue, des responsables d'obédience qui recherchent la médiatisation à tout prix. Au gré des circonstances, ces points de vue alimentent une littérature du soupçon ou de l'encensement. Est-il possible de s'en dégager afin de discerner les véritables enjeux d'un engagement ? Est-il possible de concevoir une pratique de la fraternité qui transcende les querelles stériles ?

▸ Les rois Stuart et la Franc-Maçonnerie

André Kervella : Les rois Stuart et la Franc-Maçonnerie Les rois Stuart et la Franc-Maçonnerie
André Kervella
Ivoire Clair 2013

La franc-maçonnerie moderne prend son essor au cours du dix-septième siècle, quand des Stuart exercent le pouvoir dans les trois royaumes de la Grande-Bretagne. Après 1689, elle se transforme sous l'effet d'une révolution qui les force à l'exil. Alors, deux tendances sont en rivalité plus ou moins vive. D'un côté sont donc les loges des précurseurs stuartistes ; d'un autre côté sont celles de leurs vainqueurs politiques, appelés hanovriens à partir de 1714. En appui sur des archives de l'époque, longtemps ignorées ou méconnues, cet ouvrage retrace les différentes étapes d'un parcours qui commence sous le règne de Jacques Ier (1603-1625) et s'achève avec la mort de Charles-Édouard (1788). En théorie, la politique est supposée absente des engagements maçonniques individuels ; en pratique, elle en détermine beaucoup. On le vérifie quand la plupart des rituels élaborés au fil des décennies empruntent à l'Ancien Testament des scènes d'exode, d'errance et de reconquête, pour les comparer précisément aux infortunes que subissent les Stuart et leurs partisans.

▸ Mystères et actions du rituel d’ouverture en loge maçonnique

Alain Pozarnick : Mystères et actions du rituel d’ouverture en loge maçonnique Mystères et actions du rituel d’ouverture en loge maçonnique
Alain Pozarnik
Dervy 1999

Pour la première fois, le rituel d'ouverture est expliqué phrase par phrase, ainsi que son action sur le corps et l'esprit des participants. L'auteur donne ainsi au rituel maçonnique une vie nouvelle et lui restitue son authentique rôle spirituel.Le livre d'Alain Pozarnik intéressera aussi bien les francs-maçons qui pourront y trouver une source d'inspiration, que les personnes extérieures à la franc-maçonnerie désirant une approche totalement nouvelle de ses mystères initiatiques.

▸ Les Francs-Maçons architectes de l’avenir

Alain Pozarnick : Les Francs-Maçons architectes de l’avenir Les Francs-Maçons architectes de l’avenir
Alain Pozarnik
Dervy 1999

Aujourd'hui, il jette un regard impertinent et sans concession sur les méandres de cette société initiatique ancienne tout en réfléchissant à sa modernité et à ses possibles influences sur l'avenir. Au fil des pages, nous découvrons comment l'homme engagé sur la voie maçonnique peut réinventer, sur une base très simple, des rapports humains beaucoup plus sains, c'est-à-dire le respect de soi-même et des autres, afin d'être capable d'agir en harmonie avec les grandes lois de la société ainsi que celles de l'univers. Le Temple intérieur des Francs-Maçons se situe dans un univers sans limite où ils exercent sans contrainte le droit de parfaire leur connaissance qui fait d'eux-mêmes les architectes de leur avenir et de celui de la société. Dès lors, partant de ce principe, ce livre nous apporte les outils nécessaires pour la construction d'un monde nouveau.

▸ Le baron de Hund et la Stricte Observance

André Kervella : Le baron de Hund et la Stricte Observance Le baron de Hund et la Stricte Observance
André Kervella
La Pierre Philosophale 2016

La Stricte Observance Templière peut être considérée comme l’une des principales matrices du Régime Ecossais Rectifié (RER) actuellement pratiqué par de nombreuses loges maçonniques. Pourtant, les conditions dans lesquelles elle est apparue au milieu du dix-huitième siècle sont longtemps restées mystérieuses. Le personnage qui en a assuré le développement, le baron allemand Charles de Hund, a même été considéré au pire comme un imposteur, au mieux comme un naïf à l’imagination débordante.
Le présent ouvrage replace dans son contexte sociopolitique les évènements majeurs qui ont conduit ses membres à se prétendre héritiers des anciens chevaliers du Temple, sous l’autorité de Supérieurs Inconnus. Il révèle le rôle décisif joué par d’éminents francs-maçons dévoués à la cause des princes de la Maison Stuart, princes forcés à l’exil sur le continent après la Révolution survenue dans les Îles Britanniques en 1688-89. Il identifie notamment le chevalier au Soleil d’Or qui a donné au baron sa patente de légitimation, et qui, contrairement à la légende, ne fut ni Jacques III ni son fils Charles-Édouard.
Au fil des pages sont aussi révélées les circonstances dans lesquelles la Bulle papale In Eminenti contre les francs-maçons a été promulguée en 1738. Après cette date, le grade de Rose-Croix a été conçu et le premier chapitre fondé à Paris sous ce nom a été dirigé par le duc d’Antin, en 1741.

Mais encore dans cette rubrique d'autres ouvrages anciens et historiques accessibles dans leur integralité sur Internet et qui bien sûr intéressent l’histoire de l’Ordre et les Rites de Stricte Observance et Ecossais Rectifié.

▸ De Conventu Generali Latomorum : Apud Aquas Wilhelminas Oratio

Jean-Pierre Beyerlé : De Conventu Generali Latomorum : Apud Aquas Wilhelminas OratioLire le livre De Conventu Generali Latomorum : Apud Aquas Wilhelminas Oratio
Jean-Pierre Beyerlé
1782

L'ouvrage paru en 1782, porte un titre latin mais est entièrment en français. Il s'agit d'un examen critique des délibérations du "convent de Wilhelmsbad". Cependant, c'est aussi une contestation du mode de convocation et de tout ce qui a précédé ce rassemblement, et c'est encore une réflexion sur ce que doit être la Franc-Maçonnerie. Sur ces deux points, Beyerlé a des idées qu'il developpe fort bien.

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▸ Un mystique lyonnais et les secrets de la Franc-Maçonnerie. Jean-Baptiste Willermoz 1730 - 1824

Alice Joly : Un mystique lyonnais et les secrets de la Franc-Maçonnerie. Jean-Baptiste Willermoz 1730 - 1824oLire le livre Un mystique lyonnais et les secrets de la Franc-Maçonnerie. Jean-Baptiste Willermoz 1730 - 1824
Aluce Joly
Demeter Paris 1986

Exploitant, notamment la richesse du fonds de la Bibliothèque Municipale de Lyon, Alice Joly trace un portrait précis et clair de Jean-Baptiste Willermoz, personnalité touchante et complexe dont elle restitue la vie entière à travers sa correspondance, ses amitiés, ses relations maçonniques et professionnelles. Devenu un classique en matière d'histoire maçonnique et d'illuminisme, ce livre était depuis longtemps recherché et introuvable.

Jean-Baptiste Willermoz ne se distingue pas de ses concitoyens, par son importance industrielle et sociale, mais par son application à connaitre les doctrines occultes et le rôle qu'il joua dans la Franc-Maçonnerie. Initié à l'âge de vingt ans, il fréquenta tous les groupements maçonniques ou para-maçonniques de la fin du XVIIIe siècle, à la poursuite d'un dépôt secret de la Tradition.

Il entretint correspondance ou amitié avec tous ceux qui comptaient dans le monde maçonnique ou occultiste : Joseph de Maistre, Louis Claude de Saint-Martin, Savalette de Langes, De Chefdebien, Bacon de la Chevalerie..., mais aussi Saint-Germain ou Cagliostro. Mais sa vie restera marquée par sa rencontre avec Martines de Pascually et les pratiques théurgiques de l'Ordre des Chevaliers Elus Coens de l'Univers, dont il ne se détachera jamais. Dans sa quête d'Absolu, il rencontrera ensuite le système templier à travers l'Ordre Allemand de la Stricte Observance du Baron Charles de Hund dont il deviendra l'organisateur et le propagateur en France.

Fortement marqué par ces rencontres, désireux d'utiliser ces enseignements pour améliorer le bien-être de l'humanité, déçu par une certaine forme des maçonnerie, il entreprit de réformer la Franc-maçonnerie, en créant le Rite Ecossais Rectifié à travers lequel il transmettra, dans les degrés de Chevalier Bienfaisant de la Cité Sainte et dans ceux de Profès, le dépôt sacré que lui avait donné Martines en l'adaptant à sa foi et à sa profonde croyance dans les vérités de la religion

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Le livre sur Gallica site de la B.N.F.



Selon la légende fondatrice de l’Ordre Ecossais des Chevaliers du Saint Temple de Jérusalem, l’année de référence est celle de la restauration de l’Ordre du Temple par Aumont Premier savoir 1312, que l’on retranche de l’ère vulgaire.

Par exemple :
Nous sommes en - 1312
Nous sommes donc en .

Légende

Lorsqu'en 1307 la persécution de Philippe le Bel, roi de France, commença contre notre Ordre. Aumont, qui avait vieilli au service de l'Ordre et qui fut d'une grande itelligence, était Maître de la Province d'Auvergne.

Philippe ne put le supporter car il s'était toujours opposé, de toutes ses forces, à toutes ses attaques. La vigilance d'Aumont fut tenue en éveil par la grande amitié qui liait le roi et le nouveau pape. Alors qu'il se rendait pour cette raison, à Paris, il apprit l'arrestation qui eut lieu le 13 octobre. Il put avec les principaux commandeurs qui l'accompagnaient, prendre la fuite en Normandie où il se crut en sûreté. Mais quand il apprit que le pape ClémentClément V avait installé des tribunaux dans toutes les provinces du royaume, qui furent erigés en tribunaux ecclésiastiques, car ils furent tenus par les prélats qu'il avait nommés, avec les représentants du roi, contre notre Ordre, tout en utilisant la torture, il abandonna les vêtements de l'Ordre et se rendit, comme maçon, dans différentes parties du royaume où il n'était pas connu pour observer quelle tournure prendraient les évènements.

Mais comme la réputation de l'Ordre se dégradait de plus en plus, il prit, en 1310, la décision de se rendre, avec les commandeurs et cinq chevaliers, en Irlande, car il s'appelait maintenant Mabeignac. Mais comme quelques commissaires avaient été déjà envoyés l'année précédente, contre les intérêts de notre Ordre, en Angleterre et comme un concile fut tenu par Robert Winkelfey, dont le pape fut l'instigateur, et que nos frères furent, comme en France, arrêtés et maltraités (car déjà en 1307 ils avaient écrit au roi EdouardIl s'agit soit d'Edouard Ier (1239-1307), roi d'Angleterre de 1272 à 1307, soit d'Edouard II (1284-1327), roi d'Angleterre de 1307 à 1327, fils du précédent sans avoir obtenu satisfaction), Aumont ne se sentit pas très en sûreté en Irlande, car déjà en 1310 les commissaires apostoliques y avaient créé des tribunaux. Il prit ainsi la fuit en 1311 pour l'île de Mull où il rencontra Georgium Harris.Georges Harris

[...]

Comme l'Ordre fut interdit dans le monde chrétien, les Frères qui s'étaient réfugiés à Mull décidèrent qu'il devait se perpétuer. En 1312, à la Saint-Jean d'été, ils tinrent un chapitre et AmanumAumont devint leur Grand Maître, mais pour qu'ils pussent se soustraire à la poursuite et pour que l'Ordre ne fût pas découvert, Aumont proposa d'inventer et d'adopter, à la manière des maçons de métier, des signes et des mots secrets qui leur permissent de communiquer et de se reconnaître ; et comme ils s'étaient, contre la volonté de leur ennemis, proclamés libres et avaient adopté des coutumes étrangères, ils se déclarèrent Francs-Maçons et au début ils exercèrent vraiment ce métier.

[...]